Une fissure s’est formée sur le rang Saint-Michel à Saint-Célestin, alors qu’il était sur le point de rouvrir après avoir été fermé pendant près de deux ans à la suite de deux glissements de terrain.

L’ouverture du rang Saint-Michel encore retardée

TROIS-RIVIÈRES — La guigne s’acharne sur le rang Saint-Michel, à Saint-Célestin. Alors qu’il ne restait plus qu’à installer les garde-fous pour que les automobilistes puissent y circuler, voilà qu’une fissure a fait son apparition il y a quelques jours.

«C’est sûr que quand la petite fissure s’est faite, on était un peu découragé. Il reste que ce n’est pas une grosse affaire. C’est vraiment par prévention que des analyses sont faites», assure Gisèle Plourde, directrice générale de la paroisse de Saint-Célestin.

Des ingénieurs vont analyser le tout pour s’assurer que c’est bien en raison d’un effet combiné du gel et du dégel que la fissure s’est formée et non pas à cause d’un problème plus important comme un mouvement de terrain. «Ils vont installer un profilomètre. Ça va prendre environ 15 jours pour analyser les données, et ensuite, les garde-fous vont pouvoir être posés, et après, le chemin va ouvrir. Ça va aller probablement à la fin du mois d’avril», précise Mme Plourde.

Rappelons que le rang est fermé, depuis le 21 mai 2017, en raison d’un glissement de terrain. Des travaux avaient été amorcés en février 2018 pour le réparer, mais un autre glissement s’était produit en mars, ce qui avait entraîné l’interruption des travaux pendant des mois. Ces derniers ont repris au début du mois de février dernier. L’asphaltage est prévu pendant la saison estivale.

La fermeture du rang, qui fait partie de la route 226, occasionne des maux de tête à bien des automobilistes, surtout pour ceux qui habitent à cet endroit. Pour bien des gens, le détour est important. Plusieurs résidants des villages environnants empruntaient aussi cette route. «Le chemin est coupé en deux. Il y en a que ça rallonge beaucoup. C’est une route qui était très passante en plus. C’est sûr que tous les citoyens ont hâte qu’elle soit rouverte, surtout que le détour passe par la route à Midas qui n’est pas faite pour une circulation trop lourde ou trop dense. On a beaucoup de misère à garder le chemin en ordre, des trous se font. On a beau passer la niveleuse, c’est difficile de rendre le chemin circulable à 100 %», déplore la directrice générale.