Robert Lalonde

L’ouverture de Louiseville a joué

Louiseville — L’ouverture manifestée en mars 2016 par Yvon Deshaies à accueillir des usines de production de cannabis thérapeutique à Louiseville a été un facteur déterminant dans la décision d’IsocanMed de s’implanter dans la ville hôtesse de la Mauricie.

Les promoteurs Érik Bertacchini, Renato Bertacchini et Éric Bouvier ont amorcé leurs réflexions il y a environ deux ans concernant la possibilité d’investir dans la production et la vente de cannabis thérapeutique. Ils ont alors entendu parler de la sortie publique du maire Deshaies, eux qui ne connaissaient rien du secteur.

«On a su que Louiseville était ouverte à ce projet. On a visité une vingtaine de municipalités. On a choisi Louiseville pour cette ouverture, mais aussi à cause de la MRC de Maskinongé. La MRC nous a aidés à trouver un terrain», énumère Érik Bertacchini.

Le fait que le parc industriel de la MRC de Maskinongé possède beaucoup d’espace a aussi séduit le trio d’investisseurs.

Yvon Deshaies

«On doit être à 500 mètres de tout lieu public, précise Érik Bertacchini. On voulait être proche d’un axe routier et d’une université, car on veut faire des recherches. Et ici, il y a tout le potentiel de développement pour notre deuxième phase. C’est pour ça qu’on a choisi Louiseville.»

Il y a près de deux ans, Yvon Deshaies déclarait qu’il voulait attirer ce type d’industrie en disant que sa ville avait besoin de diversifier son tissu économique. En apprenant la bonne nouvelle, le maire se frottait les mains de satisfaction.

«Je me suis tiré en l’air en disant ça, mais j’étais sérieux. Les gens m’ont taquiné pendant un an. Mais quand les promoteurs ont commencé à construire, oups, les gens ont vu que c’était sérieux et me taquinaient moins! J’ai osé et ça a été payant», raconte M. Deshaies, saluant le professionnalisme démontré par les promoteurs et par l’équipe économique de la MRC.

Robert Lalonde, préfet de la MRC de Maskinongé, est lui aussi heureux d’accueillir une entreprise qui va créer des emplois bien rémunérés et dont les activités vont diversifier le tissu économique.

«On vient d’aller chercher une entreprise dont le marché est en pleine progression. On fait affaire avec des promoteurs convaincus qui ont été impressionnés par la MRC, qui ont été contents du travail fait à leur usine par les entrepreneurs locaux. Et ils ont investi 10 millions de dollars sans savoir qu’ils auraient leur licence. Tu dois avoir la foi!», raconte M. Lalonde, qui s’attend à ce que cette entreprise entraîne de l’activité économique en sous-traitance.