Yvon Deshaies
Yvon Deshaies

Louiseville veut savoir ce qu’est un service essentiel

Louiseville — L’administration municipale de Louiseville fait des représentations auprès du gouvernement du Québec afin de savoir si des commerces locaux qui vendent notamment des vêtements pourraient obtenir l’autorisation d’ouvrir leurs portes, étant donné que ces produits peuvent être achetés par les consommateurs dans les magasins à grande surface.

Ces grands magasins demeurent ouverts durant la période de confinement imposée par le gouvernement du Québec pour limiter la propagation du coronavirus. Le maire, Yvon Deshaies, confie que des commerçants de sa ville l’ont approché pour parler de cette situation.

«Walmart vend de la nourriture, mais aussi des souliers, des chandails. Est-ce que nos boutiques de linge, de souliers, ne pourraient pas faire la même chose? On pourrait le faire. Les commerçants sont capables de faire entrer les gens un par un, leur demander de se laver les mains, de faire respecter une distance de six pieds. Les gens pourraient aussi magasiner sur rendez-vous. On travaille fort pour demander c’est quoi, un service essentiel. C’est une recherche d’équité pour tout le monde», mentionne le maire à la suite d’une conférence de presse présentée mardi en visioconférence.

Rappelant que les citoyens doivent respecter les consignes gouvernementales, Yvon Deshaies a confirmé que des Louisevillois ont reçu des constats d’infraction pour non-respect de l’interdiction de rassemblements.

«Des gens ont eu des contraventions allant jusqu’à 1500 $, indique le maire. Il y a des gens qui ne comprennent pas. Des partys, il n’y en a pas. Les regroupements, c’est terminé.»

Parlant de party, M. Deshaies a fait un clin d’œil aux personnes âgées de 70 ans et plus en leur rappelant la présentation en 1969 du Festival de Woodstock. Avec le sourire, il a lancé l’idée que Louiseville pourrait tenir un grand party hippie à la fin de la crise du coronavirus, question de célébrer la paix avec des gens arborant chevelures et barbes longues en raison de la fermeture actuelle des salons de coiffure.

«Je croise des gens qui me disent qu’ils attendent la fin de la crise pour se couper la barbe. On pourrait faire un party de hippies, on ne sait jamais. Et avec le cannabis qui est maintenant légal, oupelaï!», image le maire qui a terminé sa conférence de presse en disant «Que Dieu nous bénisse», peu importe lequel, précise-t-il, à quelques jours de Pâques.