Yvon Douville est le directeur général de la Ville de Louiseville

Louiseville: un médiateur arrive

LOUISEVILLE — Les négociations entre la Ville de Louiseville et le syndicat des cols bleus et blancs se poursuivront en présence d’un médiateur du ministère du Travail.

Quelques jours après avoir déposé une contre-offre à la partie syndicale, la Ville de Louiseville a appliqué un article de la loi concernant le régime de négociations des conventions collectives dans le secteur municipal. Cet article indique que si un accord n’est pas intervenu dans un certain délai, l’employeur en informe le ministre responsable de l’application du Code du travail, ce qui entraîne la nomination d’un médiateur.

«C’est une étape normale. Il faut produire le document. Le rapport a été transmis par la Ville pour remplir ses obligations et le syndicat a manifesté le désir d’avoir un médiateur autour de la table», raconte le directeur général de la Ville de Louiseville et membre du comité patronal de négociations, Yvon Douville.

Mario Fontaine, conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique, précise qu’à l’origine, ce n’est pas le syndicat qui a demandé la présence d’un médiateur.

Le conseiller syndical au Syndicat canadien de la fonction publique, Mario Fontaine.

«Ce n’est pas une obligation pour l’employeur (de rapporter le délai). Dans notre cas, l’employeur a dénoncé le délai, mais sans demander de conciliateur. Syndicalement, si le délai est dénoncé, on va prendre le package avec le conciliateur. Dénoncer le délai et embarquer dans la loi sans conciliateur, ça n’a pas de sens. Si tu veux embarquer dans la loi, le conciliateur doit être là.»

M. Fontaine se dit surpris de cette décision de la Ville à ce stade des négociations.

«Je ne comprends pas le move. On est encore en train d’étudier la proposition patronale. Je pensais qu’on aurait pu s’entendre. Mais on ne voit pas la venue d’un conciliateur d’un mauvais œil. Le but est de trouver une solution et on va prendre toute l’aide possible.»

Pour sa part, Yvon Douville ne perçoit pas ce recours à un médiateur comme étant un signe positif ou négatif de l’allure des négociations. «C’est une disposition de la loi qui est possible. On y va avec cette étape.»

Aucune date de rencontre de négociations n’a encore été communiquée aux deux parties par le médiateur.

Le syndicat écarte pour l’instant la mise en place de moyens de pression.