Mario Fontaine est conseiller syndical au Syndicat canadien de la fonction publique.

Louiseville: marché conclu avec les cols bleus et blancs

LOUISEVILLE — La seule et unique rencontre de négociations tenue avec un conciliateur a été utile pour la Ville de Louiseville et le syndicat des cols bleus et blancs. Les deux parties viennent de s’entendre sur les termes d’un nouveau contrat de travail permettant aux employés d’effectuer un rattrapage salarial qui leur accorde des conditions de travail se rapprochant de celles offertes dans des municipalités comparables.

Les deux parties étaient en présence du conciliateur mercredi dernier. Une entente de principe a été conclue et a été soumise aux syndiqués lors d’une assemblée tenue lundi. Sur les 25 membres du syndicat, 19 étaient présents et ils ont tous voté en faveur de l’acceptation de l’entente.

La situation a fait un virage à 180 degrés, car pas plus tard qu’en octobre, les syndiqués accordaient à leur comité de négociations le pouvoir de mettre de l’avant différents moyens de pression allant jusqu’à la grève. Il faut dire que l’entente prévoit notamment une hausse salariale de 2,5 % par année pour ce contrat valide du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2024. Ce règlement ressemble à la demande syndicale qui se situait entre 2 % et 3 %.

Le rattrapage se déroule en 2018 grâce à une bonification évaluée entre 3,5 % et 8 % par Mario Fontaine, conseiller syndical du Syndicat canadien de la fonction publique.

«On n’était pas loin de s’entendre, mais on ne parlait pas le même langage. Il y a eu des discussions concernant les salaires versés dans des municipalités comme Berthierville, Nicolet. On était en bas de ces salaires. Mais on était ouvert pour étaler la hausse sur sept ans. En 2024, on va être proche de ce qui se fait à Berthierville.»

Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies.

Selon M. Fontaine, la Ville avait du mal à comprendre qu’un rattrapage était nécessaire durant cette négociation. Les discussions ont permis de le démontrer, soutient-il.

«C’est aussi une question de rétention et d’embauche du personnel. Si tes gens partent, ça vient à coûter plus cher à l’employeur, car tu formes un employé et il s’en va. Selon moi, c’est une très bonne entente.»

Les hausses salariales accordées par la Ville de Louiseville sont supérieures à celles présentées en octobre et qui avaient été rejetées par le syndicat. La Ville offrait à ce moment une bonification de 1,5 %.

Yvon Deshaies déclarait à l’époque que cette offre était loin d’être finale. Après avoir vu son conseil entériner l’entente, lundi soir, le maire convient que la Ville a reconnu l’importance d’accorder à ses employés un rattrapage salarial.

«On était d’accord avec le principe. Quand on a fait le tour de municipalités comme Berthier ou Nicolet, on a vu les salaires que les municipalités paient. On était d’accord avec ça. On a une bonne équipe à la Ville, les gens travaillent bien. Tout le monde est content.»

Le maire Deshaies assure cependant que l’entente respecte l’enveloppe budgétaire prévue par la Ville pour le renouvellement du contrat de travail.

«À part le rattrapage, on ne voulait pas dépasser 3 % d’augmentation par année. On n’allait pas plus haut. On a réglé pour 2,5 % par année pour sept ans. C’est une bonne entente pour les deux parties.»