Françoise Hogue Plante
Françoise Hogue Plante

Louiseville, «La détresse de la Mauricie»

Martin Lafrenière
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste
LOUISEVILLE — «On ne devrait pas écrire: ‘‘Louiseville, hôtesse de la Mauricie’’, mais plus la ‘‘détresse de la Mauricie’’. Oui, on a l’Âge d’or et un terrain extérieur pour la pétanque. Mais avec un centre communautaire, on a au moins une salle pour organiser des activités. On a des jeux pour les enfants, mais pour les aînés, il reste quoi? Le cimetière!»

Françoise Hogue Plante croit que la Ville de Louiseville doit demander l’avis d’un deuxième expert sur la situation du centre communautaire. Cette conseillère municipale aimerait ainsi comparer des informations avec celles fournies par un premier expert, soit un ingénieur qui propose, entre autres, la démolition de la bâtisse, l’option retenue par le conseil municipal. Et si une pétition citoyenne pour le maintien du centre communautaire est lancée, la conseillère assure qu’elle va la signer. Selon elle, la population devra se manifester si elle veut que le conseil mette le projet de démolition sur la glace et demande un deuxième avis.

Mme Hogue Plante admet avoir appuyé, comme les autres conseillers, la proposition de démolir la bâtisse en raison des coûts exorbitants nécessaires à sa rénovation. Mais elle estime que la Ville pourrait réfléchir à une solution pour conserver la partie originale de la bâtisse, comme l’a suggéré la citoyenne Nicole Larose lors de son intervention à la séance du conseil de lundi.

«Je ne suis pas contre le conseil, dit Mme Hogue Plante. J’aurais aimé élargir nos idées. J’aurais aimé qu’on soit capable de sauver le centre communautaire. Moi, avant de jeter une guenille, je regarde comment je peux la raccommoder. Je voudrais savoir si on est capable de le faire à un prix raisonnable. La Ville a une seule expertise. C’est ça que je n’aime pas et que les citoyens n’aiment pas. Des fois, ça nous fait réfléchir, un deuxième avis.»

Selon Mme Hogue Plante, le rapport de l’ingénieur prouve que la partie originale de la bâtisse est en bon état.

«C’est la partie sud de la bâtisse qui n’est pas bonne. La première partie de l’école des métiers n’a rien du tout. On garderait notre salle communautaire. On pourrait ramener la bibliothèque dans le local qui était utilisé par le Centre de femmes l’Héritage. On pourrait même installer un boulodrome dans l’ancien local de la bibliothèque et de la ZIP du lac Saint-Pierre.»

Françoise Hogue Plante regrette d’être demeurée muette, lundi soir, après l’intervention de citoyens. Selon elle, il faudra que le mouvement vienne de la population pour amener le conseil à changer son fusil d’épaule.

«Je suis seule au conseil. Ça ne passera pas. Peut-être que cette démarche-là ne donnera rien. Mais je me mets à la place des payeurs de taxes. Quand les citoyens demandent qu’on revoie les coûts, je suis d’accord. Mme Larose a donné des chiffres qui font réfléchir. Je suis d’accord à aller voir ailleurs pour trouver moins cher. On devrait magasiner un peu plus.»

Le Nouvelliste a fait le tour des conseillers pour connaître leur opinion sur le dossier. Tout le monde maintient sa position d’appui à la démolition. Seul Mike Touzin n’a pu être joint.