Le registre des armes à feu continue de faire jaser dans la région.

Louiseville joint le mouvement

LOUISEVILLE — L’opposition au registre québécois des armes à feu compte une voix mauricienne de plus. Louiseville devient une des rares villes du Québec à signifier par résolution un désaccord face au registre.

Le Nouvelliste avait approché Yvon Deshaies à ce sujet il y a environ deux mois. Selon le maire de Louiseville, aucune réflexion n’avait été menée à cette période. Mais la question a été récemment amenée par des membres du conseil et le dossier a été le sujet de discussions qui ont mené à cette résolution d’opposition adoptée lors de la séance du conseil du 11 mars.


« On pense que l’argent pourrait être mis ailleurs »
Yvon Deshaies, maire de Louiseville

«Tout le monde autour de la table du conseil s’est exprimé et c’est une décision unanime. On trouve que c’est du dédoublement. Quand quelqu’un achète une arme à feu, il signe un enregistrement. Le registre coûte de l’argent au gouvernement. Je sais que s’inscrire au registre ne coûte rien. Mais gérer le registre, ça coûte cher. On pense que l’argent pourrait être mis ailleurs», raconte le maire Deshaies.

Maskinongé et Saint-Alexis-des-Monts sont les autres municipalités de la MRC de Maskinongé à s’opposer au registre. Selon le maire de Louiseville, les décisions prises par ces deux entités municipales n’ont pas influencé celle adoptée par Louiseville.

«Après étude, il fallait qu’on se prononce. Mais on ne recommande pas aux gens de ne pas s’inscrire», précise M. Deshaies, en ajoutant que Louiseville ne fera pas de cabale en ce sens auprès des autres membres de l’Union des municipalités du Québec.

Le mouvement d’opposition au registre des armes à feu regroupe principalement des municipalités rurales. Rigaud, regroupant quelque 7900 citoyens, a vraisemblablement été la première Ville à s’opposer au registre, en février. Il a toutefois fallu que le maire de l’endroit tranche le débat pour faire adopter cette résolution d’opposition au registre.

Saint-Raymond, dans la région de Portneuf, a pris la même décision que Louiseville lors de la dernière séance de son conseil municipal. Les élus, qui représentent 10 600 citoyens, ont donné un appui unanime à cette résolution.

Maintenant que Louiseville fait partie des quelque 200 administrations municipales à s’opposer au registre, l’organisme Tous contre un registre québécois des armes à feu souhaite que d’autres Villes fassent de même.

«On reçoit l’appui de Louiseville de façon très positive. C’est un appui qui est important. Ça envoie un signal encore plus fort au gouvernement. On démontre que le registre ne fait pas l’unanimité au Québec et que les régions se sentent les plus heurtées par un projet qui a l’appui essentiellement de groupes issus des régions métropolitaines», déclare Luc Boucher, secrétaire de l’organisme.

Dans la région, Saint-Tite, Saint-Roch-de-Mékinac, Hérouxville, Trois-Rives, Parisville et Fortierville sont du mouvement d’opposition du registre québécois des armes à feu, selon le décompte établi par l’organisme. Bécancour n’a pas manifesté une position franche à l’égard de ce dossier. Le conseil ne se dit pas contre l’idée, mais estime que la réglementation du registre n’est pas applicable et n’est pas souhaitable.

La Tuque est pour le registre des armes à feu. Trois-Rivières et Nicolet n’ont pris aucune position concernant ce sujet.