Marie-Anne Lacombe-Doucet fête dimanche ses 107 ans.

Louiseville fête sa doyenne: 107 ans et encore en forme!

Louiseville — Il y avait du va-et-vient à la demeure de Marie-Anne Lacombe-Doucet, samedi et dimanche, à Louiseville. La doyenne de Louiseville, qui fête dimanche ses 107 ans, recevait en effet sa parenté et ses amis, qui étaient nombreux à se déplacer pour lui rendre visite et lui transmettre leurs voeux d’anniversaire.

La centenaire était tout sourire devant les attentions qui lui étaient réservées, samedi, alors que ses enfants, petits-enfants, cousins, nièces et neveux défilaient dans son salon. «Je suis bien entourée, par mes parents et mes amis, se réjouit Mme Lacombe-Doucet. Mes enfants me gâtent et prennent bien soin de moi. Je crois que c’est ça le secret de ma longue vie: je suis bien entourée et ça me rend heureuse. Je profite encore de la vie!»

L’importance d’être entourée

Si elle ignore le secret de sa longévité, le fait que Mme Lacombe-Doucet soit bien entourée y est, selon elle, probablement pour quelque chose. Il faut dire que la grande résidence de la rue Notre-Dame-Sud a toujours été remplie. Originaire de Saint-Édouard-de-Maskinongé, Mme Lacombe-Doucet y a emménagé il y a près de 75 ans pour y élever ses sept enfants et voir grandir ceux des autres Louisevillois.

«On venait jouer dans sa cour, son mari nous faisait une patinoire l’hiver et j’y ai fait du vélo, se souvient le maire de Louiseville, Yvon Deshaies, qui se fait un point d’honneur de venir fêter la centenaire chaque année. C’était comme notre terrain de jeu, ici, on pouvait se ramasser 20, 25 enfants dans la cour.»

M. Deshaies, aujourd’hui âgé de 62 ans, en avait 7 à l’époque. Mme Lacombe-Doucet en avait 51. «Ç’a été ma deuxième mère: elle me donnait du lait et des biscuits, poursuit le premier magistrat. J’ai d’ailleurs beaucoup joué avec le plus jeune de ses enfants.»

L’entourage de la doyenne de Louiseville est si grand qu’elle fête son anniversaire sur deux jours, afin d’éviter que l’on se retrouve trop à l’étroit dans sa demeure. Peut-être également pour éviter la congestion dans les rues de Louiseville. Il faut dire que dans cette famille, cinq générations se côtoient, puisqu’elle a, depuis plus d’un an, deux arrière-arrière-petits-enfants. Parmi sa fratrie, qui était composée de 12 enfants, l’une de ses soeurs est toujours en vie. «Il reste la plus jeune et la plus vieille», s’amuse Mme Lacombe-Doucet.

La doyenne a également hébergé jusqu’à 12 pensionnaires de l’école de soudure de Louiseville, pendant 8 ans, dont trois frères venus de Cap-Chat. Encore aujourd’hui, elle se fait un plaisir de discuter avec les clients de son fils ainé, Claude, qui opère son salon de coiffure dans une partie de la maison où il a grandi.

«Elle a toujours accueilli tout le monde, confirme Jeannine, venue de Laval pour fêter sa mère. Elle accueillait même les quêteux pour leur servir à manger!»

«Mon mari prenait souvent ces gens en pitié, explique Mme Lacombe-Doucet. Il leur disait: ‘‘va voir ma femme, elle va te donner à manger!’’»

Toujours autonome

Malgré son âge, la doyenne louisevilloise est encore autonome: elle se fait à manger, se lave seule et peut sortir marcher si elle est accompagnée. Pas question de l’envoyer dans une résidence pour aînés, elle assure qu’elle s’y ennuierait! Jusqu’à récemment, elle se rendait d’ailleurs aux réunions du Club de l’âge d’or de Louiseville, ainsi que chez ses soeurs et ses amies. La glace qui s’est accumulée dans les rues cet hiver a cependant eu raison de son envie de sortir, de crainte de glisser, ce qui ne lui est heureusement presque jamais arrivé jusqu’à présent.

«Elle n’a jamais été malade, s’étonne Jeannine, venue de Laval pour fêter sa mère. Elle s’est cassé la hanche une fois, il y a quelques années, mais le temps de le dire, elle était de nouveau sur pieds!»

S’il n’en tient qu’à elle, Mme Lacombe-Doucet fêtera encore plusieurs anniversaires. Loin de sentir le poids des âges, elle assure profiter toujours autant de la vie.

«Je suis heureuse et je prends le temps de vivre. Je me sens encore aussi jeune qu’il y a 50 ans!»

Et avant de reporter son attention sur de nouveaux invités venus lui souhaiter un bon anniversaire:

«Vous allez revenir l’an prochain?»