Louis Plamondon

Louis Plamondon: «Je n’y retournerai pas à genoux!»

TROIS-RIVIÈRES — «Ma réflexion n’est pas terminée. Je n’y retournerai pas à n’importe quel prix, je n’y retournerai pas à genoux!», s’exclame Louis Plamondon, député de Bécancour-Nicolet-Saurel.

Membre fondateur en 1991, Louis Plamondon a quitté le Bloc québécois en février dernier en compagnie des députés Michel Boudrias, Rhéal Fortin, Simon Marcil, Monique Pauzé, Luc Thériault et Gabriel Ste-Marie. Ils avaient laissé derrière sa chef Martine Ouellet et trois députés.

Au terme d’une longue journée, une journée mouvementée pour le Bloc québécois, la chef Martine Ouellet a quitté le navire. Ses propos n’ont pas été tendres envers les sept députés. « Je ne suis pas surpris de la voir partir. Je m’attendais à ce qu’elle démissionne, mais c’était triste. Voir un chef se faire renvoyer par ses membres, ce n’est pas facile, peu importe le parti politique. Ses propos étaient fort discutables, mais je préfère ne pas la juger», confie M. Plamondon.

«Il nous reste à réfléchir ensemble. Mardi et mercredi, nous allons nous rencontrer et discuter. Je crois que le plus sage serait de laisser passer l’élection provinciale et ensuite, aller de l’avant», estime M. Plamondon. Il ajoute que le climat au Bloc québécois n’est pas au mieux en ce moment. «Il y a 35 associations qui lui étaient fidèles. Il va falloir que chacun ajoute de l’eau dans son vin et beaucoup à part de cela. Cela ne sera pas facile», estime-t-il.

Un retour au bercail?
Quant à la possibilité de retourner au Bloc québécois, Louis Plamondon est formel. Les discussions seront ardues et cela ne sera pas facile.

Quoi qu’il en soit, un retour au calme est de mise avant la prise d’une décision. Les sept députés veulent laisser retomber la poussière. «Nous allons réfléchir et voir l’attitude de ceux qui sont encore au Bloc québécois. C’est difficile de prendre un parti qui est à terre et de le remonter. Ils ont dépensé, il ne resterait plus beaucoup d’argent», avance-t-il.

Un nouveau chef?
Pour le moment, Louis Plamondon estime qu’il est encore trop tôt pour avancer des noms.

«Nous ne sommes pas rendus là. Le Bloc québécois a besoin d’un chef crédible, d’une nouvelle image, d’une personne sympathique et ouverte», affirme-t-il.

Une chose est certaine pour ce doyen de la politique, le Québec doit être représenté à Ottawa.

Pas question de baisser les bras. «Ça prend un parti qui se consacre aux intérêts du Québec. Que ce soit un nouveau parti, un parti existant ou encore une fusion de deux partis, il est important de défendre le Québec», conclut-il.