Les professeurs de l’UQTR avaient été mis en lock-out le 2 mai dernier pendant deux semaines.

Lock-out: un recours collectif envisagé par l’AGEUQTR

TROIS-RIVIÈRES — L’Association générale des étudiants de l’UQTR a reçu un mandat de la part de ses membres de prendre des mesures en vue d’un recours collectif contre l’Université du Québec à Trois-Rivières et/ou les parties responsables du lock-out des professeurs survenu au printemps 2018.

Ce mandat a été confié à l’AGEUQTR par ses membres le 15 mai dernier. Un sondage circulera encore pendant deux semaines environ afin d’amasser des données sur les possibles conséquences vécues par les étudiants à la suite de ce lock-out d’une durée de deux semaines.

L’AGEUQTR veut établir quelles sont les conséquences académiques, financières, morales et autres subies par les étudiants à cause de cette mesure qui, rappelons-le, avait aussi occasionné de lourdes conséquences pour les professeurs.

Le résultat de ce sondage sera dévoilé aux étudiants à l’occasion de l’assemblée générale prévue au début du mois de février, indique le conseiller à l’exécutif de l’AGÉUQTR, Frédérik Borel. Par la suite, c’est le conseil d’administration qui pourrait poursuivre l’UQTR au nom de ses membres si les résultats du sondage sont concluants.

«On veut mesurer si les étudiants ont eu un impact négatif», dit-il. «Lors de l’assemblée générale du 15 mai, les étudiants se plaignaient qu’il y avait des retards au niveau de l’emploi, chez les assistants de recherche et qu’au niveau de la diplomation, ça pouvait causer des problème.»

L’AGEQTR cherche donc «un fil conducteur qui puisse amener l’Association à intenter des recours par rapport à la situation du lock-out», dit-il.

Le sondage demande également aux étudiants de quantifier en détail leurs pertes et de décrire les conséquences subies. Ce sont les résultats du sondage, dit-il, qui détermineront si l’AGEUQTR pourra intenter un recours collectif ou non et à combien les montants réclamés se chiffreraient. «C’est le conseil d’administration de l’AGEUQTR qui va avoir le mot de la fin là-dessus», précise M. Borel. Ce n’est pas l’assemblée générale qui poursuivrait l’université, c’est le conseil d’administration au nom de ses membres, explique-t-il.

Comme l’explique le porte-parole de l’AGEUQTR, certains étudiants n’ont pu obtenir de poste d’assistant de recherche à cause de ce lock-out. D’autres ont éprouvé des problèmes de diplomation.

Le lock-out, rappelons-le, a été décrété par la haute direction de l’UQTR juste avant la fin de la session d’hiver. Près de 6000 étudiants n’ont pas eu leurs notes dans les délais prévus. Un sondage réalisé par les professeurs, à ce moment-là, révélait que 600 emplois étudiants directs avaient été perturbés durant cette période.

Le sondage des professeurs révélait également que quelque 1230 projets et stages de premier et deuxième cycles ont été mis à risque.

Du côté de l’UQTR, le porte-parole, Jean-François Hinse, indique que l’UQTR possède des assurances, mais qu’il n’y aura aucun autre commentaire dans ce dossier.