Le Syndicat des professeurs et professeurs de l'UQTR proposera une contre-offre à l'UQTR.

Lock-out à l'UQTR: le syndicat fera une contre-offre à la direction

Le Syndicat des professeures et professeurs de l'UQTR proposera une contre-offre à la direction de l'UQTR, espérant ainsi sortir de la crise du lock-out qui secoue présentement l'établissement. Une proposition qui arrive alors que le conseil d'administration doit faire connaître lundi à 10h30 les décisions prises lors de son assemblée extraordinaire de dimanche soir.

Rappelons que l'UQTR avait fait une offre globale, mais non finale, aux professeurs le 11 mai dernier, une offre qui a rapidement été diffusée à tous les professeurs et dans les médias. Cette manoeuvre avait d'ailleurs soulevé la colère du syndicat qui pourrait porter l'affaire devant le Tribunal administratif du travail.

Le syndicat présentera, lundi après-midi, cette proposition de sortie de crise au conseil syndical. Selon le syndicat, cette proposition respecte d'une part les paramètres financiers contenus à l'offre patronale de vendredi dernier et en permettant, d'autre part, un réinvestissement dans la recherche à l'UQTR, comme l'ont toujours souhaité les professeurs.

La proposition comprend donc une augmentation salariale de 2% au 1er avril 2018, une réduction du plancher d'emploi à 455 postes pour une durée d'un an pour l'année 2018-2019, ce que l'employeur proposait aussi, et ensuite un retour au plancher d'emploi prévu à la convention collective.

La proposition comprend aussi le déplafonnement des cours en surplus de tâche et partage des économies pour 2018-2019, conformément à la proposition de l'employeur. Le syndicat renonce en outre à la prime à la signature de 1000$ par professeur, ce qui représente une économie de 450 000$. On souhaite la création d'un fonds général pour l'acquisition d'équipement de recherche de 200 000$ pour l'année 2018-2019, soit 100 000$ de plus que l'offre de l'employeur. Finalement, on propose un investissement de 350 000$ supplémentaires en 2018-2019 dans les dégagements pour la recherches. Ces deux dernières mesures seraient donc financées par le renonciation à la prime à la signature.

Finalement, le syndicat souhaite la négociation d'un protocole de retour au travail pour permettre le retour au travail des professeurs dans des conditions adéquates.

Lire aussi: Lock-out à l'UQTR: la direction lance la balle au syndicat