Jean-François Lisée, en compagnie de Gaétan Leclerc, candidat dans Champlain, Marie-Claude Camirand, candidate dans Trois-Rivières, Lucie Allard, candidate dans Nicolet-Bécancour et Jacynthe Bruneau, candidate dans Laviolette-Saint-Maurice, sur la terrasse du Café Frida.

Lisée de passage à Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Moins d’une semaine après la visite de Jagmeet Singh en région, c’était au tour du chef du Parti québécois (PQ) Jean-François Lisée d’être de passage à Trois-Rivières, mercredi.

C’est sur la terrasse du Café Frida que Jean-François Lisée a rencontré les candidats qui se présenteront pour le Parti québécois dans la région afin de discuter des enjeux spécifiques à la Mauricie et au Centre-du-Québec.

«Trois-Rivières doit trouver des stratégies pour augmenter à la fois l’attractivité pour les jeunes familles et la qualité des salaires», soutient le chef du PQ.

Selon lui, il faut passer par l’entrepreneuriat pour atteindre ces objectifs. Pour ce faire, Jean-François Lisée propose de réduire les «embûches administratives» auxquelles font face les nouveaux entrepreneurs.

«Pour les cinq premières années, on veut faire un encadrement législatif, normatif et fiscal plus léger.»

Un candidat pour Maskinongé?
Jean-François Lisée était accompagné des candidats du PQ de Champlain, Trois-Rivières, Nicolet-Bécancour et Laviolette-Saint-Maurice lors de sa tournée au centre-ville.

Seule une circonscription reste à combler, soit celle de Maskinongé. Questionné sur le sujet, M. Lisée est demeuré discret.

«On a plusieurs personnes qui sont intéressées, on est en contact avec eux», a souligné le chef de parti.

Lock-out à l’ABI
Concernant le conflit à l’Aluminerie de Bécancour inc. (ABI) qui est toujours en cours, Jean-François Lisée a dénoncé «un déséquilibre dans le rapport de force entre les salariés et l’employeur».

C’est que l’ABI bénéficie de subventions venant d’Hydro-Québec pour non-utilisation de l’énergie produite pendant le lock-out.

«Je pense que le conflit aurait été plus court si on avait réussi à convaincre le gouvernement québécois de dire: ‘‘Vous n’avez pas à subventionner un employeur qui décrète un lock-out’’», a affirmé M. Lisée.

Conflit à l’UQTR
Alors que le conflit de travail à l’Université du Québec à Trois-Rivières perdure, le chef du PQ croit que le gouvernement aurait dû mettre un terme au contrat du recteur de l’institution.

«À partir du moment où la ministre de l’Enseignement supérieur a dit que le recteur n’avait pas sa confiance, il fallait qu’ils remplacent le recteur», a soutenu Jean-François Lisée.

Il dénonce le fait que le recteur ne semble pas opter pour l’attitude requise afin de négocier de bonne foi avec le syndicat des professeurs.

À la rencontre des citoyens
Le chef du PQ est allé à la rencontre des citoyens de Trois-Rivières dans les rues du centre-ville lors de son passage mercredi, pour ensuite assister au FestiVoix en soirée.