Des vandales ont littéralement arraché des barrières formant une chicane à l’entrée du couloir réservé aux cyclistes et aux piétons sur le lien interrives La Gabelle.
Des vandales ont littéralement arraché des barrières formant une chicane à l’entrée du couloir réservé aux cyclistes et aux piétons sur le lien interrives La Gabelle.

Lien interrives La Gabelle: des barrières de sécurité arrachées

NOTRE-DAME-DU-MONT-CARMEL — Les barrières récemment installées par Hydro-Québec pour forcer les cyclistes à débarquer de leur vélo lorsqu’ils empruntent le lien interrives La Gabelle ont été littéralement arrachées au cours du week-end.

Des représentants de la société d’État ont en effet constaté que ce nouvel aménagement avait été vandalisé, lundi matin. La Municipalité de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, où l’on retrouve l’accès est au lien qui enjambe la rivière Saint-Maurice, a quant à elle déploré ces gestes dans une publication mise en ligne sur Facebook quelques heures plus tard.

«Il y en a qui ne comprendront jamais. Découragé, c’est le mot. Un ou des &!x#?/$!%! (la décence nous oblige à substituer les caractères) ont vandalisé l’entrée pour les vélos sur le pont de La Gabelle. Vous voyez sur les deux photos la chicane qui oblige les cyclistes à descendre de leurs vélos, et l’état dans lequel elle se retrouve. Il ne faut pas avoir inventé la machine à courber les bananes pour comprendre que le timing n’est pas très bon, que le geste est plus que stupide. De grâce, cessez les comportements et les gestes qui fragilisent le droit de passage sur le lien interrives», peut-on lire dans la publication accompagnée de deux photos.

Le maire de l’endroit, Luc Dostaler, l’a également partagée sur sa page personnelle. Joint par Le Nouvelliste, il a répété le même message que celui lancé sur le réseau social par la Municipalité qu’il dirige.

Voici à quoi ressemblait l’installation avant l’acte de vandalisme.

«Sur le coup, ça choque beaucoup et ça décourage. Je suis déçu. C’est triste de voir que des gens ont détruit ces barrières sans aucun but. Mais il faut également se dire que c’est le geste d’une ou de seulement quelques personnes. 99,9 % des personnes qui passent sur le barrage respectent les consignes», indique le maire.

Toujours selon ce dernier, Hydro-Québec a décidé d’installer ces barrières, qui forment un genre de chicane, car les pancartes installées préalablement, visant à demander aux cyclistes de traverser en marchant à côté de leur vélo, n’avaient pas les effets escomptés. La société d’État a donc décidé de durcir un peu le ton…

Néanmoins, le maire Dostaler ne croit pas que cet incident poussera Hydro-Québec à interdire de façon permanente la circulation sur ce barrage. Rappelons que la circulation automobile y avait été interdite pendant plus de 18 mois à la suite d’un accident impliquant un automobiliste et un travailleur en juillet 2018. Un comité consultatif avait alors été mis sur pied afin de trouver une solution permettant de le rouvrir. Des travaux afin d’augmenter la sécurité des lieux seront d’ailleurs effectués prochainement.

«Hydro-Québec a toujours collaboré dans ce dossier. En réponse à ceux qui croient qu’elle ne veut pas qu’on y circule, elle a répondu qu’elle allait souder les barrières au lieu de seulement les fixer avec des vis. Mais sa mission première est de produire de l’électricité, pas d’engendrer dépense par-dessus dépense pour que des gens puissent circuler sur un lien», laisse-t-il tomber.

Il n’a pas été possible de s’entretenir avec un représentant d’Hydro-Québec.