Le lien interrives de la Gabelle.

Lien interrives de la Gabelle: les municipalités ne veulent pas de la facture

Saint-Étienne-des-Grès — Il en coûterait quelque 250 000 $ pour aménager le lien interrives du barrage de la Gabelle afin de permettre le retour plus sécuritaire de la circulation automobile.

Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, pour un, n’a pas du tout l’intention de payer la note, «d’autant plus que nos citoyens ne représentent que 30 % des usagers du lien», fait valoir Robert Landry en se référant à un sondage effectué il y a quelques mois auprès des usagers. Le maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Luc Dostaler, rappelle que 70 % des usagers du lien viennent d’ailleurs que de Saint-Étienne ou de Mont-Carmel, «Pour nous, il s’agit donc d’un dossier régional», fait-il valoir.

À cette remarque, la porte-parole d’Hydro-Québec, Lucie Roy, fait remarquer que cette donnée provient de l’étude de circulation réalisée il y a quelques mois et ne représente qu’une «photo dans le temps, un ordre de grandeur. L’aiguille peut bouger», plaide-t-elle. Néanmoins, en moyenne «1000 véhicules par jour empruntent ce lien», rappelle-t-elle.

Le dossier a donc été remis par les élus municipaux entre les mains des députés de la région, dit-il. «On attend du financement», indique le maire Landry.

«On a rencontré différents acteurs au niveau provincial. Le dossier chemine», indique pour sa part le maire Dostaler. Selon lui, des réponses devraient parvenir aux municipalités concernées d’ici la fin de la session parlementaire. «Je demeure patient. Je demeure très positif. À chaque fois que j’ai des discussions, les gens me disent que le dossier chemine bien et que le dossier est très louable, alors je demeure confiant», dit-il.

Du côté d’Hydro-Québec, Mme Roy confirme qu’un estimé préliminaire des travaux est bel et bien de 250 000 $ et que la société d’État demande effectivement cette participation financière de la part de ses deux principaux partenaires, dans le projet, soit Saint-Étienne-des-Grès et Notre-Dame-du-Mont-Carmel. La raison pour laquelle Hydro se tourne vers les deux municipalités, c’est que le projet répond à un besoin régional.

Mme Roy indique qu’une réouverture du lien interrives pourrait être possible en 2019, mais qu’aucune date précise ne peut être envisagée à cette étape-ci.

Le député de Maskinongé, Simon Allaire, précise que les quatre députés de la région font de ce dossier une priorité. «On travaille très fort là-dessus. Le ministre régional, Jean Boulet, a pris la direction de ce dossier, ajoute-t-il. «Il a déjà parlé à Jonatan Julien, le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles. Présentement, c’est à l’étude. C’est sur le bureau du ministre Julien», dit-il.