Librairies: savoir s'adapter au changement

La fermeture de deux librairies de Trois-Rivières au cours des prochaines semaines, soit Clément Morin et la librairie de livres usagés Au-delà des mots, ne traduit pas nécessairement une crise de l'industrie du livre dans la région.
André Poirier, le propriétaire de la librairie Poirier parle d'une transformation profonde plutôt qu'une crise du marché du livre. «Ceux et celles qui ne pourront pas s'adapter vont nécessairement vivre des difficultés», soutient-il en parlant de l'arrivée du numérique qui engendre nécessairement des habitudes de consommation différentes. Il soulève l'adhésion de sa librairie à l'organisation Les libraires indépendants du Québec, qui lui permet une vente de livres numériques efficace.
Il n'a pas voulu commenter la fermeture de son compétiteur Clément Morin par respect pour les employés et pour les bâtisseurs de ce concept unique de librairie-café à Trois-Rivières. Il a toutefois laissé tomber que la perte d'emploi pour le personnel qualifié de ce commerce bien positionné à Trois-Rivières était dommage.
Il mentionne aussi que ce vide créé dans le marché local va «changer un peu la donne» et qu'ils devront s'adapter.
Audrey Martel, libraire à l'Exèdre, rappelle que de nombreuses raisons poussent un commerce à fermer ses portes. Elle mentionne toutefois que pour sa part, la situation va bien de façon générale et que les clients visitent la librairie quotidiennement: «On est heureux!». Elle ajoute toutefois qu'elle ne pense pas que le commerce pourrait seulement vivre de la vente de livres usagés.
Steve Marchand, qui exploite Le Lecteur, librairie de livres usagés seulement, assure que sa boutique n'éprouve pas de difficultés en ce moment, malgré que la situation soit différente pour certains. «Ça va bien», résume-t-il au sujet de sa librairie établie depuis 25 ans.