L’édifice abritera 13 nouvelles chambres de l’Hôtel Oui GO! ainsi que le Bureau d’information touristique.

L'Hôtel Oui GO! s'agrandit: investissement de 2 M$

TROIS-RIVIÈRES — Deux projets verront le jour au centre-ville de Trois-Rivières, un d’ici l’automne et l’autre au tout début de janvier 2020.

Les propriétaires de l’Hôtel Oui GO! et Innovation et développement économique Trois-Rivières (IDE) vont en effet se porter acquéreurs de l’édifice patrimonial adjacent où logeait l’ancien bistro Les Soeurs grises, coin Notre-Dame-Centre et des Forges.

L’Hôtel Oui GO! investira 2 M$ afin d’y aménager 13 nouvelles chambres tandis qu’IDE Trois-Rivières injectera 650 000 $ pour y aménager son Bureau d’information touristique au rez-de-chaussée.

Le coordonnateur du tourisme chez IDE Trois-Rivières, Daniel Rioux, explique que le BIT doit déménager parce que l’édifice où il loge présentement, propriété de la famille Barakett, est à vendre. Il n’était pas question de l’acheter puisque l’immeuble comprend des appartements à vocation résidentielle aux étages supérieurs, ce qui n’a rien à voir avec la mission d’IDE Trois-Rivières et du BIT, fait valoir de son côté, le directeur général d’IDE Trois-Rivières, Mario De Tilly.

M. Rioux a tenu à remercier les propriétaires. «Ils ont été impeccables. On ne part pas de là parce qu’on n’est pas content», souligne-t-il.

Le copropriétaire de l’Hôtel Oui Go!, Gilles Babin, indique qu’une structure sera construite entre l’hôtel actuel et l’édifice voisin, en retrait des deux immeubles, afin d’en conserver le cachet patrimonial, ce qui permettra d’aménager un hall d’entrée pour la clientèle ainsi qu’un ascenseur.

Le BIT, lui, s’installera au rez-de-chaussée de l’édifice nouvellement acquis, mais aucune entrée commune ne sera aménagée entre les deux entités qui pourront ainsi demeurer indépendantes l’une de l’autre.


De gauche à droite, devant l’édifice, Mario De Tilly, directeur général d’IDE Trois-Rivières, Gilles Babin, copropriétaire de l’Hôtel Oui GO!, Ginette Bellemare, mairesse suppléante et Daniel Rioux, coordonnateur du tourisme chez IDE Trois-Rivières.

Parmi les 13 futures chambres du Oui GO!, certaines seront adaptées, indique M. Babin et une salle de réunion pouvant asseoir 20 personnes fera également partie des nouveaux aménagements.

M. Rioux estime que le nouvel endroit où le BIT aménagera sera plus propice à attirer les touristes. «Les bureaux d’information touristique, on le sait, dans bien des villes du Québec, sont en baisse d’achalandage, spécialement dans les grandes villes. À Montréal et Québec, ce sont des baisses incroyables depuis plusieurs années. Dans les régions du Québec, c’est différent, ça baisse beaucoup plus lentement», dit-il. À Trois-Rivières, toutefois, «on est en hausse», dit-il. «En 2016, on avait 22 000 personnes et depuis 2 ans, on est à 27 000.»

Les touristes qui s’arrêtent à Trois-Rivières lors de croisières, les visiteurs au Centre d’événements et de congrès interactifs (CECI) et les gens qui vont au centre-ville lorsque la rue des Forges est fermée pour divers spectacles, tous ces gens «passent ici ou à peu près», souligne M. Rioux. «On pense qu’on devrait faire un bon coup ici. Même si ce n’est pas un long déménagement, ça fait toute la différence.»

Daniel Rioux croit que le déménagement devrait être complété pour le début du mois de janvier 2020. Si l’économie ne change pas, l’achalandage devrait être à la hausse de 10 % à 15 %, prévoit même le coordonnateur. Le BIT, assure-t-il, reflétera Trois-Rivières, dans ce nouvel édifice, bref, il n’aura pas l’air d’un BIT qu’on trouverait ailleurs au Québec. Le BIT de Trois-Rivières, rappelle-t-il «a été pris comme référence dans de nombreuses villes.» Il n’est donc pas question de dépenser de l’argent pour tout recommencer à zéro parce qu’on déménage, dit-il.

Le copropriétaire de l’Hôtel Oui GO!, Gilles Babin, indique que les 13 nouvelles chambres s’ajouteront aux 16 chambres actuelles de l’hôtel.

En plus d’ajouter un nouvel ascenseur, l’hôtel obtiendra la certification Kéroul afin d’accueillir les personnes à mobilité réduite. «On est très fier d’ajouter cette offre de plus», indique
M. Babin en précisant que des aménagements seront également faits pour mettre en valeur l’histoire de cet édifice patrimonial qui appartenait autrefois à la famille Balcer arrivée en 1854 à Trois-Rivières. La famille a en effet fait construire les deux édifices (l’hôtel actuel et la nouvelle acquisition) avec la même architecture.

«C’est un investissement majeur, mais on y croit. On demeure très optimiste. On souhaite que les travaux débutent au courant du printemps et qu’on soit en activité avant Noël», dit-il.