Et à défaut de pouvoir recevoir les quelque 100 000 spectateurs lors des 40 jours de courses, leur diffusion à travers le monde permet néanmoins des retombées intéressantes.
Et à défaut de pouvoir recevoir les quelque 100 000 spectateurs lors des 40 jours de courses, leur diffusion à travers le monde permet néanmoins des retombées intéressantes.

L’Hippodrome de Trois-Rivières pourra reprendre ses courses à huis clos

Trois-Rivières — L’Hippodrome de Trois-Rivières a reçu l’accord de la Santé publique pour reprendre les courses de chevaux à huis clos dès la fin du mois de juin. C’est plus de 450 travailleurs qui retrouveront leur emploi grâce à la reprise des activités.

«C’est une excellente nouvelle pour Trois-Rivières. En plus de l’aspect récréatif, cette annonce touche les employés de l’hippodrome, les fournisseurs, les hommes et femmes à chevaux ainsi que tous les autres emplois directs et indirects reliés aux courses. Cette reprise permettra un retour à la normale pour un bon nombre de travailleurs qui sont en arrêt depuis le début de la crise», a annoncé au Nouvelliste le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet.

«Nous sommes très heureux que les courses de chevaux à huis clos puissent débuter d’ici quelques semaines à l’Hippodrome de Trois-Rivières. Il s’agit d’un moteur économique important pour la ville et les régions environnantes, en plus de donner un second souffle à l’industrie de l’élevage et des courses des chevaux durement affectés par la crise de la COVID-19. Avec la relance de nos activités, le Club Jockey du Québec sera en mesure d’allouer plus de deux millions de dollars en bourses et primes aux hommes et aux femmes de chevaux», souligne pour sa part Murielle Thomassin, directrice de l’Hippodrome de Trois-Rivières.

L’Hippodrome travaille avec la plateforme internet Ontarienne HPIBET.com conçue pour les paris mutuels provenant de partout dans le monde. Le pari mutuel est un sport professionnel qui prend les mesures nécessaires pour promouvoir le jeu responsable. L’Hippodrome travaille également avec la Régie des alcools, des courses et des jeux et l’Agence canadienne du Pari mutuel pour protéger le parieur et assurer le bon déroulement des courses.

«L’Hippodrome de Trois-Rivières s’est doté d’un protocole pour assurer la santé et sécurité des travailleurs et travailleuses en plus de faire l’achat et l’installation d’équipements sanitaires», précise le ministre Boulet.

On parle entre autres d’ajouter de nouvelles installations et réaménager le site afin de respecter la distanciation. Il y aura également un employé supplémentaire responsable d’assurer le respect des mesures de santé et sécurité instaurées et un autre responsable de désinfecter les installations.

«C’est important de comprendre que l’Hippodrome de Trois-Rivières est un endroit de divertissement, mais que le but fondamental du Club jockey du Québec, c’est de soutenir l’industrie des courses de chevaux au Québec», rappelle Mme Thomassin.

Et à défaut de pouvoir recevoir les quelque 100 000 spectateurs lors des 40 jours de courses, leur diffusion à travers le monde permet néanmoins des retombées intéressantes.

Pas de ciné-parc

Par ailleurs, Mme Thomassin a été informée que le projet de ciné-parc envisagé sur les terrains de l’Hippodrome ne pourra finalement pas voir le jour.

«C’était sur la table, les gens m’ont approché avec une très belle idée de faire un ciné-parc parce que notre piste est très grande avec peu de luminosité si on n’allume pas les lumières, donc, c’était l’idéal. Mais j’ai eu vent que le projet, avec quelques contraintes de la Ville, n’aura pas lieu cette année. Il y avait des petits accrochages qui ne pouvaient peut-être pas s’arranger», a-t-elle conclu avant d’évoquer un événement proposé par le Grand Prix de Trois-Rivières, sans en donner les détails.