Sur la photo, on aperçoit Valérie Bellerose, directrice générale de la Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé, Philippe Dauphin, propriétaire de la boucherie Dauphin, et Réjean Carle, maire de Sainte-Ursule.

Les Ursulois pourront faire leurs courses via une navette

En attendant la reconstruction de la boucherie Dauphin, les citoyens de Sainte-Ursule pourront utiliser un service de transport collectif pour aller faire leurs achats de produits alimentaires à Louiseville. Et afin d'aider au redémarrage du commerce, la Municipalité annonce le versement d'une subvention de 4000 $.
L'implantation de ce service de transport hebdomadaire, chaque jeudi matin à compter du 13 mars, est la conclusion d'un partenariat entre la Municipalité de Sainte-Ursule et la Corporation des transports collectifs de la MRC de Maskinongé. Les autobus Virage et les trois marchés d'alimentation de Louiseville, soit Maxi, IGA et Métro, participent également à ce partenariat.
«Le transport collectif est très actif au sein de la MRC de Maskinongé. On fait ça pour aider nos citoyens. On a senti la demande de la part de notre population. Ça va aider les personnes âgées», commente Réjean Carle, le maire de Sainte-Ursule. lors de l'annonce de ce partenariat qui a été faite hier à Sainte-Ursule.
Chaque personne devra débourser 5 $ pour profiter du transport aller-retour entre Sainte-Ursule et Louiseville. Le service sera en place jusqu'à la réouverture du marché, probablement au début de l'été.
«Les gens n'ont pas besoin d'être membres, ni de réserver, même si c'est souhaitable. Je veux que les gens voient le transport collectif comme étant un service qui leur permet de conserver leur autonomie», ajoute Valérie Bellerose, directrice générale de la corporation.
À la suite de l'incendie qui a détruit la boucherie Dauphin le 22 février, Sainte-Ursule a perdu son seul marché d'alimentation. Elle n'est toutefois pas la seule municipalité de la MRC de Maskinongé à ne plus avoir ce service sur son territoire.
«On ne peut pas faire autrement?, questionne le maire Carle. On n'attendra pas que le service soit parti pour agir. Aussi bien aider tout de suite que devoir repartir avec un OSBL.»
C'est la raison pour laquelle le conseil accordera 4000 $ au propriétaire Philippe Dauphin. La subvention sera remise dès que la reconstruction du commerce sera amorcée.
«Les citoyens demandaient ce qu'on pouvait faire pour l'épicerie, rappelle Réjean Carle. On a regardé les règlements municipaux. C'est un commerce de proximité et c'est le seul commerce du genre. Si on en avait eu deux, on n'aurait pas aidé. La boucherie, c'est six emplois. C'est beaucoup pour une municipalité de 1400 personnes.»
Une aide appréciée
L'incendie de la boucherie Dauphin avait déclenché une vague de sympathie envers le propriétaire du commerce, notamment par le biais d'une page Facebook. Les dernières annonces réjouissent encore plus Philippe Dauphin.
«Je remercie les gens de leur soutien. La population veut garder l'épicerie. C'est le fun de se sentir aidé par la population.»
M. Dauphin précise que le dossier n'est pas encore réglé avec ses assureurs. Il a toutefois eu l'autorisation de démolir les ruines du commerce, ce qui a été fait au cours des derniers jours.
«La soumission du constructeur est rendue chez l'assureur», dit M. Dauphin, en prévoyant que deux mois seront nécessaires afin de reconstruire la boucherie.