Le domaine des Ursulines à Saint-Louis-de-France est à vendre.

Les Ursulines mettent en vente leur domaine de Saint-Louis-de-France

Trois-Rivières — Les Ursulines comme plusieurs autres communautés religieuses continuent de se départir de leurs biens. Cette fois-ci, elles ont mis en vente leur domaine de Saint-Louis-de-France pour près d’un million $. Lieu de détente, de rassemblement ou de diverses activités aussi bien religieuses que sportives ou académiques, il est le témoin d’une époque maintenant révolue.

«On l’occupait encore occasionnellement, mais avec la relocalisation de nos religieuses, et avec l’âge de nos sœurs, il y avait moins de personnes qui pouvaient fréquenter l’endroit. C’était démesuré pour nos besoins actuels alors on a décidé de s’en départir», explique sœur Cécile Dionne, supérieure générale des Ursulines.

La chapelle

Ce domaine, situé sur le chemin des Pins, qui donne sur la rivière Saint-Maurice, est très imposant. Il est en vente au prix de 995 000 $. Il comprend un terrain de 1,3 million de pieds carrés et une terre à bois de 4,1 millions de pieds carrés. La résidence principale comprend pas moins de 34 chambres. Deux autres bâtiments en font partie. On y retrouve aussi une piscine creusée et un terrain de tennis. «Selon mon point de vue à moi, ça me semble unique. Pour ce qui est de l’emplacement, la superficie, la condition des bâtiments, c’est vraiment quelque chose qui a un potentiel évident», mentionne Michel Messier, courtier immobilier.

Certains acheteurs potentiels sont intéressés. «Il y a des gens qui ont manifesté de l’intérêt et il y a toujours des gens qui en manifestent présentement», note M. Messier qui ne peut révéler les projets envisagés sur ce site, mais il semble que rien n’est prévu à court terme.

L’intérieur de la chapelle.

Ce domaine était un endroit de vacances pour les Ursulines de tout le Québec et même de plus loin encore. «C’était un endroit de rassemblement pour nos sœurs de différents pays qui venaient en congé. C’était aussi un lieu de réunion pour nous-mêmes. Encore l’été dernier, on a accueilli nos jeunes sœurs du Pérou, des Philippines et du Japon. Même l’hiver, on y allait. Quand on était plus en forme et plus jeune, l’hiver c’était un lieu où on allait faire du ski et de la raquette. C’était un lieu de détente qui était vraiment apprécié de nos religieuses. Mais ce n’est plus possible pour nous de le conserver pendant des années entières pour une utilisation de quelques journées», précise sœur Dionne.

Ce domaine appartient aux Ursulines depuis 1957, raconte sœur Yvette Isabelle, de la congrégation des Ursulines de Trois-Rivières. Un chalet s’y trouvait tout d’abord. Une chapelle y a rapidement été construite. En 1960, une maison de retraite et de repos a été ajoutée. Le domaine n’était pas réservé qu’aux religieuses, des activités pastorales s’y déroulaient également. «Pendant longtemps, nos sœurs étaient très nombreuses à l’occuper. Ça a servi beaucoup et à toutes sortes d’activités. Ça a même servi pour la pastorale diocésaine. On a accueilli des groupes. Il n’y a pas tellement d’années encore, on accueillait beaucoup de groupes de différents organismes communautaires et pastoraux. C’était un service à la communauté. À ce moment-là, nous avions des religieuses capables d’assumer une présence. Mais avec les années, le personnel du côté des religieuses ne pouvait plus assumer ces services-là. C’était un besoin du diocèse auquel on aimait répondre, mais nous n’avions plus les ressources pour le faire», mentionne sœur Dionne.

Une salle commune

Avec cette mise en vente, c’est une autre page qui se tourne pour les Ursulines. «Nous avions un certain attachement à ce domaine comme toute personne qui a sa maison d’été et qui y a vécu des beaux jours. C’est un détachement pour nous, mais vous savez comme religieuse, nous sommes habituées à vivre selon nos besoins, et comme ce n’est plus un besoin, on va répondre à notre besoin de détente d’une autre façon qui est plus ajustée à nos âges», explique la supérieure générale. «Il y a un temps pour chaque chose. On a quand même passé des belles années à cet endroit. C’était un beau lieu de vacances. On en a profité, et maintenant, d’autres vont profiter de ce beau terrain», renchérit sœur Isabelle.

Rappelons que les Ursulines vont quitter leur couvent du quartier historique de Trois-Rivières qu’elles occupent depuis plus de 300 ans cet été. Elles vont aménager dans une résidence pour personnes âgées qui est en train d’être érigée sur le site de Trois-Rivières sur Saint-Laurent. «Tout se passe tel que prévu. On devrait aménager au cours du mois de juillet», précise sœur Dionne.

La salle à manger
Une des 34 chambres.