Les travaux de rénovation de la piscine de l’UQTR sont présentement suspendus.

Les travaux suspendus pour une durée indéterminée à la piscine de l'UQTR

TROIS-RIVIÈRES — La saga entourant les travaux de rénovation de la piscine du Centre de l’activité physique et sportive de l’Université du Québec à Trois-Rivières, fermée depuis la fin de l’été dernier, se poursuit.

Alors que la direction indiquait en octobre dernier que le chantier allait se poursuivre jusqu’à l’automne 2019, voilà qu’on apprend que les travaux sont suspendus. De plus, la direction de la maison d’enseignement supérieur n’est plus en mesure de s’avancer sur la date de la fin de la réfection, et évidemment sur celle de la réouverture de la seule piscine de 50 mètres de la région. Initialement, les nageurs trifluviens devaient être en mesure de retrouver leur lieu d’entraînement de prédilection en janvier 2019.

Lors du premier report il y a quelques mois, l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) indiquait que des imprévus importants sont survenus lorsque les ouvriers ont démoli le pourtour du bassin. Le porte-parole de l’UQTR, Jean-François Hinse, indique maintenant que des analyses sont présentement en cours.

«Nous sommes toujours en attente [des résultats] des expertises et des analyses relativement aux travaux à réaliser. Ça augmente évidemment les délais. Notre partenaire principal de ce dossier, la Ville de Trois-Rivières, est au fait de la situation. Tous les clubs [qui utilisent la piscine] passent par la Ville», a-t-il déclaré, avant de refuser de confirmer explicitement que les travaux sont suspendus.

Par contre, le président et directeur général de Construction Côté et fils, l’entreprise de la région de Portneuf à laquelle l’UQTR a confié le contrat de rénovation de cette importante infrastructure pour un montant de 2 006 000 $ (taxes excluses), a confirmé au Nouvelliste que les travaux sont bel et bien suspendus.

«Il a fallu arrêter le chantier pour faire des expertises et on attend», a simplement indiqué Jean-René Côté, avant de référer le représentant du quotidien régional au département des communications de l’UQTR.

En lisant le procès-verbal de la réunion du conseil d’administration de l’UQTR du 29 octobre dernier, il a été possible d’apprendre que l’établissement universitaire a mis en branle des démarches juridiques dans ce dossier. Son porte-parole n’a pas voulu s’avancer sur la nature de ces démarches et sur l’identité des personnes, des organismes ou des entreprises qu’elles visent. Le dirigeant de Construction Côté et fils a néanmoins assuré que son entreprise n’était pas concernée.

«La relation va bien avec l’UQTR. C’est un très bon client», a déclaré Jean-René Côté.

Rappelons que les travaux de réfection prévoyaient à l’origine le remplacement de la céramique du bassin et du pourtour de la piscine, la modernisation du système d’éclairage pour une technologie DEL, le changement des tremplins d’un mètre et l’ajout de douches en bordure de la piscine. Les tours de plongeon de trois et cinq mètres et la mezzanine seront aussi rajeunies.

Fait à noter, l’UQTR offre plusieurs mesures compensatoires pour cet inconvénient. Les membres concernés sont invités à se rendre sur le site Internet caps.uqtr.ca pour obtenir des informations.

Les autres piscines prises d’assaut

Pas moins de 30 000 personnes fréquentent cette piscine annuellement.

Depuis août dernier, les usagers doivent se rabattre sur les autres piscines de la région. Les activités des clubs ont notamment été relocalisées aux piscines du Cégep de Trois-Rivières et du Centre de formation professionnelle Bel-Avenir.

Il existe cependant très peu d’options sur le territoire trifluvien pour les baigneurs solitaires, entre autres ceux désireux de cumuler les longueurs.

Ils sont donc assez nombreux à fréquenter les bassins de Shawinigan et celui de l’École nationale de police du Québec (ÉNPQ). La Ville de Nicolet, qui gère l’utilisation publique de la piscine de l’ÉNPQ, a notamment noté une augmentation de 15 % de la fréquentation depuis la fermeture de la piscine du CAPS.

Ayant également besoin d’une cure de rajeunissement, la piscine du Cégep de Trois-Rivières devra quant à elle attendre.

La demande qui avait été formulée à Québec par l’institution collégiale dans le cadre de la phase 4 du Fonds de développement du sport et de l’activité physique a en effet été refusée.

Celle qui servira à apporter des modifications au Stade Diablos a néanmoins été acceptée.