La deuxième phase des travaux pour réparer le glissement de terrain survenu le long du rang Saint-Michel à Saint-Célestin a commencé la semaine dernière.

Les travaux sont commencés

Saint-Célestin — Pendant que Saint-Maurice attend toujours de savoir ce qui sera fait pour corriger le glissement de terrain ayant emporté une partie du rang Saint-Joseph et que Saint-Justin songe à déplacer une partie du rang Gagné, la Paroisse de Saint-Célestin vient de lancer le nouveau chantier qui permettra de réparer le rang Saint-Michel.

Des glissements de terrain sont survenus à ces endroits lors du printemps de 2017 marqué par de nombreux éboulis et inondations. Saint-Célestin avait amorcé des travaux en février 2018, soit neuf mois après le glissement ayant grugé une section du rang Saint-Michel. Un autre glissement s’est toutefois produit en mars 2018, interrompant le chantier durant des mois. Les travaux de nettoyage des lieux et d’empierrement ont finalement repris la semaine dernière.

Le délai entre l’arrêt et la reprise du chantier s’explique par une réévaluation des travaux à faire et de la nécessité d’obtenir l’aval de tous les partenaires impliqués au dossier, mentionne le maire, Michaël Bergeron.

«Le ministère des Transports a fait refaire les plans. On les a eus seulement à la fin du mois de septembre. On devait demander les autorisations au ministère de l’Environnement, à la Faune, Pêches et Océans, la CPTAQ (Commission de protection du territoire agricole du Québec). On a eu les autorisations le 1er février. Ça a été long à sortir.»

L’empierrement se fait en période hivernale, étant donné la nature des travaux et l’obligation de miser sur un sol solide pour supporter le poids des équipements. Selon M. Bergeron, le chantier devrait être terminé d’ici trois ou quatre semaines. D’autres travaux seront menés afin de s’assurer que la route soit assise sur un sol bien solide, si bien que le rang Saint-Michel pourrait être rouvert à la circulation en mai.

«On a hâte que ce soit terminé pour les gens qui doivent faire un détour par le rang Valéro, pour la famille qui habite la maison (près du glissement de terrain) et pour les agriculteurs qui doivent aussi faire un détour pour aller travailler sur les terres de l’autre côté. C’est surtout pour le désagrément que ça cause», ajoute le maire, en soulignant que la sécurité de la famille qui habite à proximité du glissement de terrain n’est pas en danger, sa maison étant sise sur un cap rocheux.

Le volet 2 du chantier de Saint-Célestin représente un investissement de 668 000 $. En comptabilisant les travaux effectués durant la première phase, la facture sera d’environ deux millions de dollars. Selon M. Bergeron, le gouvernement paie 85 % des coûts et le reste est couvert par l’administration municipale.

La portion de la route à refaire devrait être asphaltée durant l’été.

Du côté de Saint-Maurice, les autorités municipales souhaitent aller en appel d’offres dans les meilleurs délais. Les travaux pourraient se faire partiellement en 2019, mais d’autres pourraient être effectués en 2020, ces derniers devant être menés en hiver. Mais avant de lancer un appel d’offres, la Municipalité doit avoir les plans des ingénieurs, ce qui n’est pas encore le cas, et on ne sait pas encore si le terrain sera renforcé par de l’empierrement ou si le tracé du rang Saint-Joseph sera dévié.

«Ça avance à pas de tortue, reconnaît le maire Gérard Bruneau. Ce qui arrive est que, pour le ministère des Transports, ce n’est pas considéré comme une urgence. Personne n’est enclavé et on est couvert par les services de sécurité incendie et d’ambulance. Et les ingénieurs ne sont pas capables de voir l’état du ponceau, car il y a trop d’eau. Le glissement de terrain a tout bloqué. »

Le maire raconte que la Municipalité a réalisé certains travaux, dont celui d’aider l’eau à se frayer un chemin pour qu’elle puisse s’écouler le plus possible.

Saint-Maurice poursuivra les discussions avec le gouvernement concernant les coûts absorbés par ce dernier. Si jamais le déplacement d’une partie du rang est l’option retenue, la CPTAQ pourrait arriver dans le portrait advenant que le projet englobe des terres privées.

À Saint-Justin, une voie de la route Gagné est toujours fermée à la circulation près de deux ans après le glissement de terrain du printemps de 2017. Plus de 600 000 $ seront nécessaires pour régler le dossier. Reste à savoir si le glissement de terrain sera réparé par de l’empierrement ou si une partie de la route sera déplacée sur environ 15 mètres.

Le maire, François Gagnon, mentionne que l’administration municipale a un penchant pour le déplacement de la route, une option qui pourrait être un peu plus économique.

«On avait fait des plans et devis pour remblayer. Le MTQ est arrivé avec un autre scénario, car il considérait que ce n’était pas la marche à suivre. On s’est rencontré avant les Fêtes pour discuter de l’idée de tasser la route.»

Une nouvelle rencontre entre les partenaires doit être organisée à court terme, ce qui laisse entrevoir que le dossier pourrait être réglé dans les prochains mois.

D’après le maire Gagnon, 75 % des coûts seraient payés par Québec.