Les travaux au kilomètre 107 débuteront au printemps

LA TUQUE — Les travaux au kilomètre 107 de la route 155, où deux personnes sont mortes en janvier 2017, débuteront au printemps 2019 et coûteront 6,2 millions de dollars. Des représentants du ministère des Transports du Québec (MTQ) ont présenté l’avancement des travaux, mardi, lors de l’assemblée publique de la Ville de La Tuque.

Le ministère des Transports prévoit un peu plus d’un an pour conclure les travaux visant l’adoucissement de la courbe et l’abaissement de la pente. «Il y a des travaux qui vont être nécessaires qu’on n’avait pas prévu au début. À la suite des études, on s’est rendu compte qu’il y avait des problèmes d’érosion important à proximité du pont du côté de la rivière Saint-Maurice. Donc, il va y avoir une bonne partie des travaux qui vont constituer à la stabilisation des pentes dans ce coin-là», a indiqué Pierre Côté, chargé de projet pour le MTQ.

À la fin des travaux, la route sera déplacée de 10 mètres au maximum. La circulation va se faire par alternance durant les travaux qui sont prévus par phases. «Dans le tronçon de la route à corriger, on avait un pont. Les gens l’appellent le pont qui cogne. On va en profiter pour le corriger. Ça va nous permettre de corriger la pente de façon optimale», a indiqué Marie-Soleil Picard, responsable du dossier du kilomètre 107 au MTQ.

La largeur du pont passera de 10,2 mètres à 12 mètres. La largeur des voies ne changera toutefois pas. C’est l’accotement qui bénéficiera de cet élargissement, il passera de 1,4 à 2,3 mètres.

Dès les printemps, les travaux de rehaussement du pont devraient se mettre en branle pour une période de 22 semaines.

En janvier 2020, il est prévu de mettre en place les chemins d’accès pour la stabilisation de talus. Au printemps et à l’été 2020, on prévoit 24 semaines pour la correction de la route et 16 semaines pour stabiliser le talus. Les représentants du MTQ ont profité de leur présence pour expliquer certaines contraintes dans cet important projet. «On s’est aperçu qu’il y avait un ravin actif, ça menace l’intégrité de la route. Même si on n’avait pas fait de travaux sur la route, il aurait fallu venir stabiliser le talus d’une façon ou d’une autre», a indiqué Mme Picard.

On a également souligné que l’appel d’offres pour le mandat de surveillance, l’appel d’offres pour le mandat d’assurance qualité, l’appel d’offres pour l’ensemble des travaux et la phase un des travaux par Télébec pour la fibre optique ont été complétées.

Les prochaines étapes seront le déplacement des services publics, l’obtention des autorisations ministérielles environnementales et, évidemment, les travaux sur le terrain.

La question de la limite de vitesse a également été abordée par un citoyen. Le MTQ a affirmé qu’on envisageait une limite de vitesse de 90 km/h alors qu’elle avait été abaissée à 70 km/h à la suite des pressions du maire de La Tuque. «La conception géométrique a été faite pour une vitesse affichée à 90 km/h», a confirmé Marie-Ève Turner, directrice régionale par intérim du MTQ pour la Mauricie.

Le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, a d’ailleurs souligné qu’il ne s’opposerait pas à une limite de 90 km/h. «On ne s’opposera pas à une vitesse supérieure quand les travaux seront faits», a-t-il lancé.

Rappelons que Stéphanie Deschamps, 38 ans, et sa fille âgée de 10 ans, Lexann Montpetit, avaient perdu la vie dans un accident de la route en janvier 2017. Le coroner Jean-Pierre Blais avait d’ailleurs blâmé «l’inertie questionnable» du ministère des Transports du Québec en lien avec ces décès. Le coroner avait rappelé également qu’en 2012, il recommandait déjà au MTQ «d’apporter des améliorations sur le tronçon de la route 155 (km 107) en raison d’un accident mortel y étant survenu. Un motocycliste était en effet entré en collision avec une camionnette.

Une citoyenne avait également fait des pressions avec une pétition pour faire valoir l’urgence d’agir.