Marie-Louise Tardif, candidate de la CAQ dans Laviolette - Saint-Maurice, inaugurait officiellement son local électoral de Shawinigan jeudi après-midi.

Les terrains contaminés, une priorité

SHAWINIGAN — Si jamais elle devenait députée de Laviolette - Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif assure qu’elle ne solliciterait pas l’aide du maire de Shawinigan dans l’éventualité où elle rencontrait des difficultés financières dans sa vie personnelle.

«Pas du tout!», s’exclame-t-elle. «Ça ne me passerait même pas par la tête!»

La candidate de la Coalition avenir Québec inaugurait officiellement son local de campagne sur le 3e Rue de la Pointe jeudi après-midi, alors qu’au plan national, la formation qu’elle représente a connu quelques ratés au cours des derniers jours. Qu’il s’agisse du désistement du président du parti et candidat dans La Prairie, Stéphane Le Bouyonnec, de la présentation un peu brouillonne de l’équipe économique de la CAQ ou du prêt personnel consenti par le maire de L’Ancienne-Lorette au député Éric Caire, l’actualité a bousculé les meneurs dans les intentions de votes cette semaine.

«Est-ce que ça aura un impact sur la vision des gens?», questionne à voix haute Mme Tardif. «Chaque politicien demeure un être humain, qui peut avoir, à l’occasion, des erreurs de jugement. Cette personne a eu des apports considérables pour le Québec. Des personnes peuvent parfois vivre des situations très difficiles au plan personnel et familial. Je ne suis pas là pour juger, mais personnellement, disons que (négocier un prêt personnel avec le maire) ne serait pas dans mes choix!»

La candidate a profité de l’occasion pour avancer quelques priorités pour son comté si elle est élue le 1er octobre. Le député sortant de Nicolet-Bécancour, Donald Martel ainsi que le candidat caquiste à Trois-Rivières, Me Jean Boulet, s’étaient déplacés à Shawinigan pour appuyer leur collègue.

Ainsi, Mme Tardif ferait du traitement des terrains contaminés une priorité. Elle privilégierait le traitement sur place plutôt que le transport de ces terres au profit de certaines entreprises. Elle se pencherait également sur le processus décisionnel au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

«Shawinigan, à cause de son passé industriel, compte un nombre anormalement élevé de sols contaminés», observe-t-elle. «La Tuque aussi, mais le problème est à moins grande échelle. L’impact n’est pas seulement sur les sols. Il faut agir plus rapidement que ce qui est fait présentement. Ce n’est pas acceptable qu’à partir du moment où on sait qu’une décontamination de terrain doit se faire dans un délai prescrit, qu’on retarde, qu’on attende et qu’après coup, les citoyens soient obligés de payer pour un travail qui n’a pas été fait.»

«Le gouvernement doit agir pour soutenir les autorités locales», poursuit-elle. «Je vous indique que je prendrai sous mon aile la protection des sols et leur décontamination. Trop de bonnes terres agricoles ont été perdues, mal gérées au cours des dernières décennies, au Québec. Trop de sols sont encore contaminés. Ceci a un impact sur la santé, mais aussi sur le développement commercial et industriel. Ça retarde des projets, comme on l’a vu dernièrement (avec l’immeuble du Groupe Château Bellevue à Shawinigan) et ça entraîne des frais supplémentaires. Je m’engage donc à soutenir et à revoir le fonctionnement du ministère de l’Environnement.»

La candidate de la CAQ appuierait Tourisme Mauricie dans la mise en œuvre de son plan de développement stratégique pour la rivière Saint-Maurice. Elle travaillerait également à réduire le temps d’attente à l’urgence de l’Hôpital du Centre-de-la-Mauricie.

Mme Tardif rappelle qu’elle sillonne l’immense comté depuis déjà quatre mois. Directrice générale du Parc de l’Île-Melville, elle y travaille encore quelques heures par semaine, en attendant le verdict populaire du 1er octobre.

Questionnée sur une éventuelle visite de son chef François Legault dans son comté, la candidate rétorque qu’il débarquera dans la région dès vendredi.