Les syndiqués veulent voir leur travail reconnu

Trois-Rivières — «Depuis la création du CIUSSS, nos tâches ont beaucoup changé, on a 170 griefs depuis 2016», déclare Frédérick Beaulieu, président du syndicat du personnel de bureau, des techniciens et professionnels de l’administration du CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec — CSN. Il dénonce le refus de l’employeur de reconnaître le travail de ses membres.M. Beaulieu illustre ses propos en prenant pour exemple des employés considérés comme agents administratifs «classe 3», alors que ceux-ci effectuent dans la réalité le travail de secrétaires médicales. Au dire du syndicat, les demandes de reclassification demeurent lettre morte, ce qui représente un manque à gagner de 2,40 $ l’heure pour l’employé, dans l’exemple cité.

Le syndicat déplore que le CIUSSS procède actuellement à une campagne publicitaire «de séduction» pour tenter de répondre à un besoin de main-d’œuvre, tandis que les employés à l’interne ne sont pas pris en compte dans l’équation. «Le meilleur agent promotionnel, c’est son salarié. Si le salarié est bien traité et il est compensé comme il se doit, il va dire à son entourage et à ses amis de venir travailler au CIUSSS», soutient Frédérick Beaulieu.

Le président du syndicat, qui représente plus de 2000 membres, fait valoir que la situation actuelle pousse les salariés à briguer des postes mieux payés, où leur expertise serait reconnue, générant un mouvement de personnel coûteux en temps et en ressources de formation pour pourvoir des postes où une stabilité pourrait autrement être assurée. De plus, les nombreux griefs sont onéreux, de part et d’autre, souligne M. Beaulieu.

«On veut régler une fois pour toutes», déclare le président du syndicat. Il indique qu’une entente de principe sur une convention collective locale est sur le point d’être signée, mais le problème de la reclassification demeure pendant. «La prochaine étape, c’est l’arbitrage», conclut-il.