Quelque 180 femmes venues de partout au Québec ont pris part au premier entraînement de groupe de l’équipe féminine les Roses, dimanche, à Shawinigan.
Quelque 180 femmes venues de partout au Québec ont pris part au premier entraînement de groupe de l’équipe féminine les Roses, dimanche, à Shawinigan.

Les Roses prêtes pour une neuvième édition

SHAWINIGAN — Près de 200 femmes se sont lancées dimanche dans l’aventure que leur propose l’équipe féminine les Roses, en prenant part à leur premier entraînement de groupe au Cégep de Shawinigan. Pendant l’année à venir, ces Roses se prépareront pour participer au triathlon des Défis du parc, qui aura lieu le 13 septembre prochain au parc national de la Mauricie. Pour la première fois, cette année, une étude scientifique sera menée afin de mesurer les bienfaits de cette initiative de la région.

«C’est magique, se réjouit Marie-Josée Gervais, cofondatrice des Roses. Il y avait 180 Roses sur 200 qui étaient présentes aujourd’hui (dimanche), il n’en manquait que quelques-unes qui n’ont pu se déplacer parce qu’elles viennent de loin, comme Amqui et Rouyn-Noranda. Mais on est très fières de voir la très grande participation d’aujourd’hui.»

Ces Roses se réuniront donc chaque mois, en plus de suivre un programme d’entraînement, dans le but de se préparer à relever le défi de participer à un triathlon, ce que la plupart n’ont jamais fait. Elles recevront également des conseils et du soutien de la part d’anciennes Roses qui agiront à titre de mentores. Leur objectif: parcourir 1 km à la nage, 30 km à vélo et 8 km à la course, l’automne prochain. Celles qui ne sont pas assez à l’aise avec la natation pourront choisir de faire un duathlon, soit 30 km de vélo et 10 km de course.

Après des années à vanter les mérites de devenir une Rose, qui incite à se remettre en forme et à conserver un rythme de vie plus actif physiquement, les responsables de l’équipe espèrent pouvoir mesurer les retombées de cette participation. Une étude sera en effet menée par des chercheuses du département des sciences de l’activité physique de l’UQTR, auprès des participantes à cette neuvième édition.

«On fait déjà un sondage aux trois ans et on voit qu’il y a des résultats remarquables, que ces femmes influencent énormément leur famille et leurs collègues de travail à devenir plus actifs. On veut étudier comment les Roses rayonnent dans leur quotidien, comment elles contribuent à démocratiser l’activité physique et si elles continuent à faire de l’activité physique. On veut aussi voir si leur santé s’est améliorée et si cette expérience leur a permis d’avoir plus de confiance en elles», explique Mme Gervais.

Les Roses des Pyrénées, une équipe française qui s’est formée en 2018, commençaient, elles aussi, leur entraînement dimanche matin, à 6000 km d’ici. Les rangs du pendant européen des Roses ont doublé cette année, passant d’une douzaine de participantes à 25.

Au printemps prochain, une quarantaine de Roses du Québec se joindront à elles pour franchir à vélo le col d’Aspin, dans le sud de la France. Comme l’an dernier, une délégation de Roses françaises devrait également se joindre aux Défis du parc aux côtés des Roses québécoises, en septembre prochain.

L’équipe féminine les Roses a été fondée en 2012, par Marie-Josée Gervais et la Dre Chantal Guimont, dans le but d’inciter davantage de femmes à participer à des événements sportifs comme les Défis du parc, et à intégrer l’activité physique à leur quotidien.

Plus de 1500 femmes provenant de partout au Québec ont participé à cette aventure depuis ses débuts.