Presque toutes les Roses, qui sont 200 cette année, étaient présentes à la générale de dimanche, un entraînement destiné à leur faire vivre l’Expérience du triathlon et du duathlon.

Les Roses en «répétition générale»

SHAWINIGAN — À trois semaines de leur participation aux Défis du Parc, les membres de l’équipe féminine de remise en forme Les Roses se sont rassemblées, dimanche, pour leur ultime préparation à cette expérience. Ce sont près de 200 femmes de tous les âges, ainsi que les filles de certaines d’entre elles, qui se sont rassemblées sur les rives du lac Édouard, au parc national de la Mauricie, pour une sorte de répétition générale du défi qu’elles auront à relever.

Le 8 septembre prochain, ces Roses se lanceront à l’assaut des routes et des sentiers du parc. Les participantes au triathlon feront un kilomètre à la nage, puis 30 kilomètres à vélo avant de terminer leur parcours à la course, sur 8 km. Celles qui préfèrent le duathlon troqueront la portion de nage pour une course sur 800 mètres avant d’enfourcher leur bicyclette. Les Roses juniors, 16 filles âgées de 8 à 12 ans, feront 250 mètres à la nage, 5 kilomètres à vélo et 2,5 kilomètres à la course. Ce dimanche, tout ce beau monde se préparait donc à enchaîner les disciplines, recevant des conseils pour bien se préparer: quel matériel emporter, comment bien faire la transition entre la nage, le vélo et la course. Le tout, sans pression, assure Marie-Josée Gervais, cofondatrice de l’équipe féminine Les Roses.

«C’est notre générale, c’est comme si on se préparait pour une pièce de théâtre, illustre-t-elle. On n’est pas des triathlètes aujourd’hui, on vient vivre une expérience de natation, de course et de vélo, dans un site qui est magnifique.»

En effet, cette année, c’est au lac Édouard que se dérouleront les portions de nage et de course, la moitié du parc étant inaccessible en raison de travaux de réfection de la route. Ce changement dans l’organisation ne rebute pas Mme Gervais, qui rappelle que les Défis du Parc, dans lesquels s’inscrivent le triathlon et le duathlon des Roses, permettent aux participants de découvrir le parc national de la Mauricie et ses sites enchanteurs.

Dimanche, le parcours était quelque peu réduit, surtout la portion à vélo, puisque les Roses ont déjà eu l’occasion, au cours de l’été, de se familiariser avec ce parcours, qu’elles ont fait en entier.

La solidarité et l’entraide étaient au rendez-vous, dimanche matin.

Un défi à différents niveaux

Les 200 Roses ont toutes un point en commun: elles veulent se remettre en forme. C’est la raison pour laquelle elles sont sélectionnées par Marie-Josée Gervais et son équipe. Le niveau de défi qu’elles vont vivre varie cependant selon les épreuves. Parmi les participantes au triathlon, certaines ne savaient pas nager avant de s’embarquer dans l’aventure des Roses. Kathleen Soulard, de Trois-Rivières, le reconnaît: c’est cette portion qui demandera le plus grand effort.

«C’est la natation, le plus difficile pour moi. Le reste, c’est facile! Ça a été un peu paniquant, le départ (au lac Édouard) avec plein de gens, mais on finit par trouver sa place», explique-t-elle.

Son amie shawiniganaise Josette Allard, avec qui elle discutait en se dirigeant vers le stationnement où les attendait leur vélo, redoute plutôt la dernière portion du triathlon. «Ça ne fait pas beaucoup de fois qu’on le fait, le 1 km à la nage, mais je suis contente, ça a super bien été, témoigne-t-elle. Moi, c’est la course qui m’inquiète plus. Huit kilomètres... ouf! Mais on est bien préparées. On voudrait toujours l’être mieux, mais ça va!»

Pour Audette Lupien, de Shawinigan, l’important est de ne pas se mettre trop de pression sur les épaules, ce que la formule de l’équipe féminine Les Roses permet. «Je suis prête parce que je fais ça au rythme du bonheur, dans le plaisir, confie-t-elle. Quand il y a de la compétition, ça met de la pression... et on est plus essoufflé!»

Bien accompagnées

Il faut dire que les Roses ont été bien encadrées pour se préparer à leur défi, pendant neuf mois d’entraînement. Elles ont même bénéficié du soutien de plusieurs participantes à la dernière édition, qui ont accepté de leur servir de mentor.

«Depuis une semaine, les filles s’entraident, elles racontent comment elles ont vécu le défi, explique Marie-Josée Gervais. Il y a un soutien, une entraide, et tu sens que ça prend de plus en plus forme. Si une fille dit ‘‘je ne vais pas bien’’, elle a une armée de Roses en arrière qui se déploie pour l’encourager et lui donner du soutien. Je crois que ma plus grande fierté, c’est ça, c’est d’avoir le sentiment d’équipe, d’être ensemble et d’être solidaires. Il n’y a pas de compétition, c’est l’entraide qui est au cœur de notre équipe.»