Plusieurs intervenants et élus de la Mauricie se sont réunis, lundi soir, pour manifester leur appui à la concertation qui semble en danger avec la disparition d'organismes régionaux.

Les retraités et les femmes contre l'austérité

L'Association québécoise des retraités des secteurs public et parapublic (AQRP) de la Mauricie vient de joindre sa voix au rassemblement citoyen qui a eu lieu lundi pour dénoncer la décision du gouvernement de dissoudre les conférences régionales des élus.
Selon l'AQRP, l'abandon du modèle des CRE privera vraisemblablement les citoyens et différents groupes d'un forum de discussion et d'un outil de concertation important concernant les enjeux qui ont des impacts significatifs sur leurs conditions de vie.
La présidente de l'AQRP de la Mauricie, Jocelyne Duhaime, estime que par l'intermédiaire des CRE, les aînés avaient le pouvoir de contribuer au développement de la Mauricie entre autre par la Mesure de soutien pour l'amélioration des conditions de vie des aînés ou le Plan quinquennal de développement.
«Les impacts positifs de cette concertation sont nombreux pour nous, autant sur le plan du sentiment de proximité avec la communauté que de la fierté de contribuer à un projet commun, soit l'avenir de la région. Le gouvernement, en voulant gratter les fonds de tiroir, va trop loin et ferme les yeux sur les impacts négatifs de sa décision. Nous nous sentons en quelque sorte abandonnés.»
Mme Duhaime rappelle par ailleurs qu'en vertu de l'entente spécifique Adaptation régionale pour l'amélioration des conditions de vie des personnes aînées dans la région de la Mauricie, la CRE de la Mauricie s'était engagée à soutenir 13 projets destinés aux aînés de la région, pour un montant total de plus de 823 000 $. L'AQRP qui compte 30 000 membres, invite par ailleurs les personnes concernées à dénoncer la dissolution des CRE et à appuyer le mouvement «Touche pas à ma région!».
Les femmes aussi
Pour sa part, la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCFM) s'allie aux organismes de défense collective des droits de partout au Québec pour dénoncer l'austérité dans le cadre d'une semaine d'actions.
Les organismes en défense collective des droits ont pour mission de promouvoir activement les droits sociaux et économiques au Québec et de faire reculer la pauvreté et l'exclusion sociale. Ces organismes se portent à la défense des chômeurs, des locataires, des personnes handicapées et des consommateurs, particulièrement ceux à faible revenu.
Pour Joanne Blais, directrice de la TCFM, «en imposant l'austérité, le gouvernement Couillard s'attaque aux personnes les plus vulnérables de la société. Il s'attaque également au droit à l'éducation, à la santé, au travail, à un revenu décent et à l'égalité pour toutes les femmes.» Elle ajoute que le financement en défense collective des droits a pour mission de promouvoir activement les droits sociaux et économiques au Québec et de faire reculer la pauvreté et l'exclusion sociale. «Plus ces droits sont attaqués, plus les besoins de les défendre sont grands et plus le financement est nécessaire», a-t-elle conclu.