La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault.

Les régions seront consultées

Trois-Rivières — Le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) élabore une nouvelle politique internationale, qui doit être déposée à l’automne prochain, où les régions occuperaient une place importante. La ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Nadine Girault, est venue insister sur cette volonté mercredi lors de son passage à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), dans le cadre des Journées internationales de la francophonie. Par ailleurs, elle a annoncé que les régions seront consultées dans l’élaboration de cette nouvelle politique internationale.

«C’est très important que les régions soient représentées pas juste en Francophonie, mais aussi à l’international. Entre autres, avec le travail qu’on fait avec Investissement Québec, on va déployer davantage de ressources dans les régions pour aider les exportateurs et les entreprises à exporter davantage», explique la ministre Nadine Girault. «Les grands centres sont importants, ils sont le cœur du Québec, mais les régions aussi. Elles sont les poumons du Québec.»

Cette place plus importante des régions dans la politique internationale du Québec favoriserait, selon la ministre, leurs revitalisations. «Les régions ont été un peu négligées dans les dernières années, alors on a beaucoup de revitalisation à faire. Et les régions ont beaucoup de potentiel. Il y a beaucoup de PME à soutenir», précise la ministre Girault.

Présentes sur tout le territoire québécois, les universités ont un rôle important à jouer dans cette nouvelle politique internationale. «On y retrouve déjà beaucoup d’étudiants internationaux et les universités ont beaucoup d’échange d’expertises avec des universités étrangères», note Nadine Girault. «Une main-d’œuvre bien formée attire aussi les investisseurs étrangers. Les universités ont aussi des équipes de chercheurs qui travaillent déjà à l’international. On veut arrimer toutes ces compétences avec la politique internationale.»

Des consultations seront menées prochainement dans les régions du Québec. On ne connaît toutefois pas encore quelles formes elles vont prendre. «Les régions ont des réalités différentes. On veut s’assurer d’en tenir compte», ajoute la ministre.

Le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon, est convaincu que les universités peuvent contribuer à l’élaboration de la politique internationale. «C’est parfaitement aligné avec la stratégie que l’UQTR a depuis de nombreuses années au niveau de la coopération internationale. Ce que ça vient nous dire, c’est que j’ai cru déceler qu’il y aurait des moyens supplémentaires disponibles», note le recteur.

En favorisant l’économie, la politique internationale du Québec pourrait encourager les étudiants à s’inscrire davantage dans des programmes d’administration ou de MBA, estime le recteur. «On est déjà présent dans plusieurs pays, mais il y aura certainement d’autres opportunités», ajoute-t-il.