La cote personnelle du premier ministre Philippe Couillard est en baisse, pour la première fois depuis l'automne dernier.

Les régions au coeur d'une réunion prévue avec Couillard

La coalition «Touche pas à mes régions!» a finalement obtenu un rendez-vous avec le premier ministre du Québec.
Un porte-parole de ce regroupement, Gérald Lemoyne, a spécifié que cette rencontre avec Philippe Couillard se déroulera le 1er avril. Il a ajouté que le ministre québécois des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Pierre Moreau, sera également de la partie.
Il a indiqué que, par le passé, son organisation a discuté avec des élus, y compris avec des membres du conseil des ministres. Il s'attend donc à ce que MM. Couillard et Moreau soient déjà familiers avec les revendications mises de l'avant par son organisation.
Au cours d'une entrevue accordée à La Presse Canadienne,il a souligné que son groupe souhaite la planification d'un «grand chantier»réunissant des représentants du gouvernement provincial et des régions dont la thématique centrale serait le développement de ces territoires. Il a dit que la coalition préférait une discussion en commun plutôt que de subir des décisions unilatérales du gouvernement.
M. Lemoyne a enchaîné en mentionnant que la coalition aimerait également que Philippe Couillard et Pierre Moreau reconnaissent «l'importance de financer des instances régionales de concertation à l'intérieur desquelles la société civile serait partie prenante».
Il s'est dit convaincu que bien des citoyens joindraient sans doute leurs rangs avec enthousiasme.
«Les gens sont généralement très attachés à leur territoire quand ils sentent qu'ils sont capables de le façonner un peu à leur manière. Une région ce n'est pas un camp de travail .... C'est un milieu de vie des plus intéressants.», a-t-il observé.
Gérald Lemoyne a noté que pour passer leurs divers messages, les représentants de son regroupement entendent adopter un ton courtois lors de la rencontre du mois prochain.
«On va avoir une discussion constructive. On ne sera pas dans la revendication stricte. On proposera des solutions. On dira comment on voit les choses. On a des idées qu'on veut partager avec le gouvernement», a-t-il conclu.