Pour les refuges pour sans-abris de la région, hors de question de laisser quiconque dormir dehors, en particulier lors des grands froids comme ceux de la fin de semaine dernière.

Les refuges de la région à l’affût lors des grands froids

Trois-Rivières — Avec les nuits très froides du week-end et celles à venir, les deux centres d’hébergement de la région, qui accueillent les personnes en situation d’itinérance vont être plus que jamais salvateurs pour les personnes contraintes à vivre dans la rue.

Contrairement à ce que font certains refuges dans les grands centres urbains, il n’y a pas d’autobus qui sillonnera les rues de Trois-Rivières pour s’assurer qu’aucun sans-abri ne soit contraint de passer la nuit dehors. Le Centre Le Havre s’assure toutefois de ne refuser personne.

«On a 23 lits et on peut sortir quelques matelas pour dépanner s’il y a plus de gens qui demandent à être hébergés, explique Michel Prescott, intervenant au Centre Le Havre. Quand une personne a besoin d’aide pour plus longtemps, on va lui trouver une autre ressource, mais on n’a jamais refusé personne en 30 ans que je suis là.»

Malgré le froid qui s’est installé ces derniers jours dans la région, l’organisme trifluvien n’a pas vu de hausse marquée de son achalandage pendant la fin de semaine, selon une de ses intervenantes. Si elle devait arriver à pleine capacité, la ressource en hébergement a cependant d’autres solutions de rechange.

«On n’a pas plus de demandes quand il fait froid, mais on est plus vigilants, on s’assure de ne laisser personne se débrouiller dehors, indique M. Prescott. À l’occasion, on demande à d’autres organismes s’ils peuvent héberger temporairement des gens, quand nos chambres sont pleines.»

L’organisme reçoit entre 80 et 100 demandes d’hébergement chaque mois, été comme hiver, selon M. Prescott.

Du côté du centre d’hébergement le Hamac, à Shawinigan, on ne met pas non plus sur pied d’initiatives particulières lors de grands froids. Cependant, les règles et conditions pour accueillir des personnes en situation d’itinérance ou de crise sont assouplies. «Il y a un assouplissement des contraintes par temps de grand froid, indique Frédéric Trudel, directeur général du Centre Roland-Bertrand, qui gère le Hamac. Par exemple, quelqu’un qui aurait eu un comportement inadéquat ou qui utilise la ressource trop souvent, d’ordinaire, pourrait être refusé, mais là, on ne le fait pas.»

Moins spacieux que le Havre, le Hamac dispose de huit places pour dormir, une capacité qui peut être étirée à dix places en cas de besoin. Ces places ont d’ailleurs été très convoitées en décembre, selon M. Trudel. Ce dernier n’avait toutefois pas encore de statistiques pour la première moitié du mois de janvier.