Les propriétaires de l’entreprise Aux cinq sœurs, Olivier Myre et Roxanne Monfette, ont acheté un bâtiment qui avait un vice caché. Le couple se retrouve avec une bâtisse dangereuse, qui risque de s’effondrer, sans être assuré. Ainsi, le couple lance un appel à l’aide pour éviter la faillite. Sur la photo: les propriétaires en compagnie de leur fils Henri Myre.
Les propriétaires de l’entreprise Aux cinq sœurs, Olivier Myre et Roxanne Monfette, ont acheté un bâtiment qui avait un vice caché. Le couple se retrouve avec une bâtisse dangereuse, qui risque de s’effondrer, sans être assuré. Ainsi, le couple lance un appel à l’aide pour éviter la faillite. Sur la photo: les propriétaires en compagnie de leur fils Henri Myre.

Les propriétaires du café Aux Cinq Soeurs lancent un appel à l’aide

Emmanuelle Leblond
Le Nouvelliste
SAINTE-THÈCLE — Les propriétaires de l’entreprise Aux cinq sœurs, Olivier Myre et Roxanne Monfette, ont acheté l’année dernière un bâtiment dans l’objectif d’ouvrir un deuxième commerce à Sainte-Thècle. Ce rêve d’expansion est rapidement tombé à l’eau lorsqu’ils ont réalisé qu’un vice caché majeur met en péril l’immeuble. Après avoir épuisé toutes leurs ressources, le couple se tourne vers la population pour lancer un appel à l’aide, sans quoi l’entreprise risque la faillite.

«On a acheté le bâtiment en 2018. Neuf mois après l’achat, le bâtiment a été fermé par la sécurité publique. Un mois un peu avant ça, j’avais constaté qu’il y avait une fissure au plafond. Effectivement, il y avait eu un bris dans la structure du toit», raconte le copropriétaire Olivier Myre. Il est possible que le poids de la neige ait amplifié les défauts du bâtiment, poursuit-il.

À la suite du sinistre, les propriétaires ont fait appel à leur assureur. Cinq mois ont été nécessaires pour que les entrepreneurs aient une réponse officielle. À la mi-août, le couple a appris que les assurances n’allaient pas couvrir le sinistre, considérant que le bris était un vice caché, explique M. Myre. Les entrepreneurs se retrouvent avec une bâtisse dangereuse, et ce, sans être assuré.

Entre-temps, le couple avait contacté les anciens propriétaires, les Chevaliers de Colomb, afin de négocier une entente. «On voulait juste savoir s’ils étaient prêts à nous aider. Le premier retour d’eux, ça a été avec une lettre d’avocat de refus. On a vu qu’ils se sont braqués contre nous», soutient le copropriétaire.

Plusieurs mois ont été nécessaires avant que les Chevaliers de Colomb acceptent de rencontrer les propriétaires. «Nous nous sommes sentis reçus de manière hostile. C’est là qu’on a réalisé qu’ils n’étaient pas près d’avancer», assure M. Myre.

Le couple avait acheté l’immeuble sans garantie légale, une pratique qui est courante, selon M. Myre. Après plusieurs tentatives de communication non concluantes, les propriétaires ont fait le choix d’abandonner la poursuite judiciaire. «On s’est rendu compte que c’est impossible d’y arriver en gardant notre entreprise en vie», concède-t-il.

Les deux entrepreneurs doivent trouver une solution dans les plus brefs délais. «L’ingénieur a confirmé que le toit allait s’effondrer sous le poids de la neige l’hiver prochain», spécifie M. Myre.

L’immeuble est d’autant plus dangereux puisque des véhicules stationnés, d’autres établissements et un poteau électrique sont à proximité de la bâtisse.

Les propriétaires ne peuvent assumer les frais que causerait un éventuel sinistre. Ils viennent tout juste de prendre un prêt hypothécaire pour la bâtisse et ils n’ont pas la capacité à emprunter de nouveau. «Le café va bien. Il n’y a aucune raison qu’il tombe en faillite, mais une malchance avec ce bâtiment-là pourrait nous pousser dans un gouffre», avoue M. Myre.

Un cri du cœur

«On cherche de l’aide sous toutes ses formes», indique le copropriétaire, qui a lancé un cri du cœur sur les réseaux sociaux. À la suite de cette annonce, une cliente a mis sur pied une collecte de fonds participative sur la plateforme GoFundMe.

«Notre cause touche des gens des quatre coins du Québec, poursuit-il. C’est très réconfortant de voir qu’il y a encore des gens qui ont le cœur à la bonne place. C’est encourageant, mais à date, on n’a pas encore trouvé la solution parfaite.»

La revente du bâtiment est une piste envisageable, selon les propriétaires. «On a eu des tuyaux pour nous mettre en contact avec des gens qui réparent des bâtiments et qui les revendent ensuite. On pourrait vendre l’immeuble à quelqu’un qui est capable de réparer le toit. Le reste du bâtiment est bon. C’est vraiment juste le toit comme tel qui est brisé et qui est dangereux», conclut M. Myre.