Les travaux avancent à bon rythme sur l'imposant chantier de l'amphithéâtre, à Trois-Rivières.

Les propos de Stéphane Boileau sur l'Amphithéâtre font sursauter

Les déclarations du directeur général du FestiVoix, Stéphane Boileau, concernant la difficulté de pouvoir tenir les grands événements musicaux du FestiVoix à l'Amphithéâtre de Trois-Rivières ont fait sursauter bien des gens, lundi. Force est de constater que l'opinion de M. Boileau n'était pas partagée par de nombreuses personnes gravitant autour de l'Amphithéâtre mais aussi de l'organisation du FestiVoix.
Stéphane Boileau
«Nous sommes restés surpris», a mentionné le maire Yves Lévesque, qui cachait difficilement qu'il préférait ne pas aller au fond de sa pensée sur cette question.
Rappelons que M. Boileau a déclaré que les spectacles sur la grande scène qui attirent en moyenne entre 13 000 et 15 000 personnes seraient difficilement transférables à l'amphithéâtre, avec ses 9000 places.
«On peut jouer avec les chiffres aussi, on peut leur faire dire bien des choses», a simplement commenté Yves Lévesque.
L'organisation du FestiVoix ainsi que celle de la Corporation de l'Amphithéâtre avaient pourtant passé une bonne partie de la fin de semaine ensemble à discuter sur les possibles futurs partenariats. Le président de la Corporation de l'Amphithéâtre, Roger Picard, a été invité à un cocktail au cours duquel les discussions ont été fort positives.
«Notre objectif est de s'entendre et les projets qui sont sur la table seraient plus que positifs pour tous. Mais de notre côté, on va régler nos dossiers au conseil d'administration avant de les porter sur la place publique», a signifié M. Picard, ajoutant toutefois que les objectifs poursuivis par le FestiVoix étaient clairement en harmonie avec ceux de l'Amphithéâtre.
Le directeur général de la Corporation, Steve Dubé, n'a pour sa part voulu émettre aucun commentaire. «Ce n'est pas ma philosophie de négocier sur la place publique. La corporation sera toujours ouverte à une collaboration, un partenariat, des négociations. Lorsque des ententes seront finalisées, ça nous fera plaisir de les annoncer publiquement», a-t-il soutenu.
Pour sa part, le président du FestiVoix, Paul Jordan, reconnaît que Stéphane Boileau a fait son travail de directeur général en regardant les chiffres et en parlant surtout de ces chiffres. Par contre, le conseil d'administration du FestiVoix poursuit les discussions avec l'Amphithéâtre et essaie de garder une vision plus large. «Si on a des offres, on va évidemment les considérer. Est-ce qu'il n'y a pas autre chose qu'on peut faire et qui répondrait aux besoins réels? C'est ce qu'on étudie», a-t-il commenté.
Selon M. Jordan, il est loin d'être impossible que des spectacles majeurs du FestiVoix se retrouvent à l'Amphithéâtre et ce, dès l'été prochain. «Il faut surtout qu'on n'oublie pas notre objectif premier, c'est-à-dire qu'on le fait pour la population d'abord», rappelle-t-il.
Appel d'offres
Par ailleurs, l'appel d'offres pour trouver le gestionnaire de l'Amphithéâtre a été lancé il y a quelques jours. L'appel d'offres, sur invitation, vise à trouver l'entreprise ou le groupe qui va gérer la programmation des spectacles à l'Amphithéâtre.
Certains gros joueurs ont été invités à soumissionner, dont Evenko et Québecor, mais d'autres joueurs seraient aussi sur les rangs. La décision concernant le gestionnaire ne sera toutefois pas prise avant plusieurs mois, alors que le spectacle d'ouverture est toujours prévu pour l'été 2015. Le directeur général de la Corporation de l'Amphithéâtre, Steve Dubé, n'a pas voulu se prononcer sur ce sujet.