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Une partie de la journée de grève consisistait en une marche vers le centre-ville de Trois-Rivières ­
Une partie de la journée de grève consisistait en une marche vers le centre-ville de Trois-Rivières ­

Les professionnels de l’éducation manifestent à nouveau

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
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Nouvelle manifestation de professionnelles et professionnels de l’éducation, mercredi, cette fois dans les rues de Trois-Rivières. Les manifestants en grève sont en effet partis de l’édifice administratif du Centre de services scolaire du Chemin-du-Roy, à 9 h, pour se rendre vers le centre-ville où il y a eu prise de parole.

D’autres endroits ont aussi été ciblés par les 1000 membres du SPPECCQ-CSQ pour manifester, soit les écoles Curé-Chamberland, Marie-Leneuf et des Pionniers.

Du côté du CSS de l’Énergie, les manifestants se sont rendus aux bureaux de la députée Marie-Louise Tardif tandis que ceux du CSS de la Riveraine se sont rendus à l’École commerciale de Bécancour.

La présidente du SPPECCQ-CSQ, Alexandra Vallières, déplore que les négociations «n’avancent pas du tout.»

La présidente rappelle que déjà, le tiers de ses membres ont manifesté leur intention de quitter leur profession et que ce chiffre s’accroît, car plusieurs de ces employés, comme les psychologues et orthophonistes, possèdent des études de maîtrise, mais sont moins bien rémunérés que les enseignants, explique-t-elle. «Plusieurs veulent se tourner vers l’enseignement», dit-elle.

La présidente craint une rupture de services, lors de la prochaine année scolaire.

Elle dit espérer que les négociations vont débloquer prochainement. Les membres avaient en effet voté 5 journées de grève et trois journées et demie ont été prises jusqu’à présent, dit-elle.

«Personne n’aime faire la grève et on ne veut pas prendre les enfants en otage», précise Mme Vallières, mais cette dernière estime qu’il est très difficile pour les professionnels de l’éducation d’obtenir de la reconnaissance. «Le gouvernement annonce qu’il va ajouter des services, mais on a de difficulté à combler les postes vacants», fait-elle valoir.