Le capitaine Maxime Miron-Morin était originaire de Bécancour. 
Le capitaine Maxime Miron-Morin était originaire de Bécancour. 

Les proches du capitaine Maxime Miron-Morin, décédé en mission, lui rendent hommage 

Gabriel Delisle
Gabriel Delisle
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Le 29 avril dernier, le capitaine Maxime Miron-Morin originaire de Bécancour est décédé tragiquement à l’âge de 29 ans lorsque l’hélicoptère CH-148 Cyclone dans lequel il prenait place dans le cadre d’une mission de l’OTAN s’est abîmé en mer au large de la Grèce. Attristés par sa mort, ses parents et sa conjointe témoignent dans des lettres publiées par les Forces armées canadiennes de tout l’amour qu’ils avaient pour lui.

«Je t’aime tellement Maxime, jamais je ne pourrai t’oublier. Tu auras toujours cette place particulière dans mon cœur et dans mon esprit. Veille sur nous, tes frères et ta sœur, sur Kathryn et sa famille, comme sur toute notre famille, ainsi que sur tes amis. Bon voyage bel homme! Nous nous souviendrons toujours, toujours», a écrit la mère du militaire, Marie-Claude Miron.


« Je suis fière de l’homme qu’il est devenu. Il aura eu l’occasion de faire ce qu’il voulait faire le plus au monde, voler. Il nous a quittés bien entouré des membres de sa deuxième famille, dans l’esprit de corps qui unit tellement les combattants. »
Marie-Claude Miron

Cette mission sur le NCSM Fredericton de six mois en mer Méditerranée du capitaine Maxime Miron-Morin était en réalité son premier déploiement à l’étranger après des années d’études en génie aéronautique au Collège militaire. Il a ensuite complété une maîtrise en science océanographique à l’Université Dalhousie à Halifax. L’officier devait d’ailleurs obtenir l’été prochain sa décoration pour 12 ans de service militaire.

«C’était sa première mission et il en était fier. Il se sentait utile et désirait mettre à profit toutes ses connaissances, sa formation, son énergie et son talent», a également écrit la mère du militaire décédé en avouant qu’elle était inquiète de voir ainsi son fils partir en mission.

Le capitaine Maxime Miron-Morin est décédé en service le 29 avril dernier. Photo: Courtoisie, FAC

«Comme mère, je n’étais pas rassurée. Fidèle à lui-même, Maxime m’avait dit ‘‘ne t’inquiètes pas, il n’y a pas vraiment de danger. Tu verras, dans six mois je serai de retour, avant même que tu te rendes compte que j’étais parti’’. Son désir était tellement fort, je le sentais bien. […] Il est toujours allé au bout de tout ce qu’il entreprenait.»

Maxime Miron-Morin est l’aîné d’une famille de cinq enfants. Il laisse dans le deuil trois frères et une sœur… «celle qu’il voulait tant», mentionne sa mère.

Jean Morin, le père du militaire, a salué la mémoire d’un fils qui embrassait la vie et qui a développé son rêve d’une carrière militaire au sein de l’Escadron 817 J.-V.-Allard de Nicolet des cadets de l’aviation.

«Il est décédé comme il a vécu, en faisant ce qu’il adorait le plus, voyager, être à l’extérieur, s’amuser, faire partie d’une famille qui s’avérait avoir les mêmes intérêts que lui et aimait venir en aide à autrui», a écrit le père du capitaine Maxime Miron-Morin.

Maxime Miron-Morin partageait sa vie avec son épouse Kathryn, elle-même membre des Forces armées canadienne. Ils se sont mariés en 2014 après leur rencontre au Collège militaire royale de Kingston.

«La vie était instantanément meilleure lorsque Max était avec vous. Son sourire contagieux, ses yeux brillants et sa manière ludique faisaient en sorte que vous ne pouviez pas vous empêcher de sourire avec lui», a témoigné son épouse.

«Max était un époux, fils, et frère aimant et qui offrait un support indéfectible. Il était un membre chéri de sa famille élargie, et un ami cher pour plusieurs. La perte de Max a laissé un trou béant dans la vie de tous ceux qui ont eu la chance de le connaître et nous savons que cette douleur incommensurable est ressentie par tous ceux qui sont touchés par la tragédie. […] Tu as été emmené trop tôt et il te restait tellement à offrir, nous t’aimons very beaucoup, à la folie, always et pour toujours.»