Le 5e Challenge de kite du Québec et le premier Polaire Ville-Joie se tiendront les 16 et 17 février prochain. Richard «Wax» Beaulieu et Frédéric Dion attendent les participants en grand nombre.

Les plaisirs de l’hiver sur le lac Saint-Pierre

Trois-Rivières — «Il n’y a pas de mauvaises températures, il y a juste des gens mal habillés!» C’est ce que soutient Frédéric Dion, aventurier et président d’honneur de la première édition de l’événement Polaire Ville-Joie et du 5e Challenge de kite du Québec, qui se tiendront les 16 et 17 février à la base de plein air Ville-Joie du secteur Pointe-du-Lac.

Si le Challenge de kite du Québec tend à s’établir comme un incontournable pour les adeptes de la discipline – son promoteur, Richard «Wax» Beaulieu, parle du «plus gros rassemblement de kite au Canada» – on voulait bonifier l’offre autour de l’événement, explique le directeur de Ville-Joie, Philippe Roy. D’où l’idée d’un événement parallèle, familial, qui viendra notamment meubler les temps morts où le vent n’est pas au rendez-vous.

En plus de la course de kitesurf des neiges, on pourra donc participer aux différentes activités inscrites à la programmation. On parle entre autres de rallye des neiges, de glissade, de trottinette des neiges, de défi de balles polaires et d’initiation à la planche à neige, avec Adrénaline Urbaine.

Quant à la course elle-même, bien qu’elle présente plusieurs catégories, on précise que tous prendront part à un départ unique. Un moment «extrêmement beau pour les yeux», affirme «Wax» Beaulieu en évoquant les dizaines de voiles qui s’élèvent à l’unisson au-dessus du lac Saint-Pierre. Celui-ci souligne que l’épreuve se déroule dans le respect, et que professionnels, amateurs et débutants y ont leur place.

Les jeunes qui ne sont pas familiers avec la discipline pourront prendre part à l’atelier d’initiation en mini-kite, prévue dimanche. Une mini-ferme sera également sur place pour les tout-petits.

Samedi soir se veut le moment de détente de l’événement. Une envolée de lanternes chinoises aura lieu à 18 h. Celle-ci sera suivie d’un souper, au coût de 25 $ pour les adultes et de 15 $ pour les enfants. On indique que les profits seront versés à Ville-Joie, dont la mission est de rendre accessibles les activités de plein air aux familles dans le besoin.

Le président d’honneur, Frédéric Dion, s’est dit fier et ému d’être associé à un événement qui pousse les gens à sortir de chez eux et à apprivoiser l’hiver. «L’hiver dure six mois ici, si ça nous rend malheureux, on est peut-être mieux de déménager», plaide l’aventurier. Il fait aussi valoir que se lancer des défis est une des meilleures façons de bâtir la confiance en soi.

Il est à noter que M. Dion sera sur place le samedi pour participer à sa première course de kitesurf. L’aventurier se plaît à raconter que c’est «Wax» Beaulieu lui-même qui l’a initié au kitesurf des neiges il y a maintenant 16 ans. «C’est de sa faute si j’ai traversé l’Antarctique», lance-t-il à la blague.

Toujours dans l’esprit d’accessibilité qui caractérise la mission de Ville-Joie, on précise que les droits d’accès aux activités pour l’ensemble de la fin de semaine sont de 5 $ pour les adultes et de 3 $ pour les enfants.

Dans la foulée des Nuits polaires?

Si le nom de Polaire Ville-Joie n’est pas sans rappeler les Nuits Polaires de Trois-Rivières, dont on annonçait récemment la fin des activités, il ne s’agit là que d’un concours de circonstances, selon Philippe Roy. Le directeur général fait en effet valoir que le nom était déjà choisi au moment où la Ville de Trois-Rivières annonçait la fin de l’événement qui avait lieu au centre-ville depuis 12 ans.

«Ça faisait un moment que l’on réfléchissait à un événement qui viendrait compléter le Challenge de kite. On voulait de l’animation pour les temps morts et on voulait aussi élargir notre public. Finalement, nos deux événements vont se nourrir un de l’autre. La fin des Nuits Polaires, c’est vraiment une coïncidence», explique M. Roy

S’il se désole de la perte d’un événement rassembleur pour Trois-Rivières, il dit être prêt à accueillir tous ceux qui voudront profiter du cadre enchanteur de la base de plein air qu’il dirige, en bordure du lac Saint-Pierre. «Un des secrets les mieux gardés de la région», s’exclame-t-il.