Les citoyens de Trois-Rivières et de Shawinigan doivent respecter les règlements en matière d'eau potable s'ils ne veulent pas recevoir de constat.

Les patrouilleurs de l'eau vous ont à l'oeil

Arroser la pelouse à des heures interdites, nettoyer l'entrée de son garage à l'aide du boyau d'arrosage, voilà autant de gestes qui peuvent coûter très cher aux citoyens. Les patrouilleurs de l'eau, tant à Trois-Rivières qu'à Shawinigan, sont à l'oeuvre depuis le début de l'été pour s'assurer de faire respecter à la lettre les règlements sur l'utilisation de l'eau potable.
À Trois-Rivières, déjà 158 constats d'infraction ont été distribués depuis le début de l'été. En 2013, 238 avaient été donnés au cours de toute la période estivale, précise le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant.
Ce dernier spécifie toutefois que dans certains cas, les patrouilleurs font preuve d'indulgence et donnent un avis de 24 heures aux citoyens pour qu'ils se conforment à la réglementation. «Si un citoyen arrose sa pelouse parce qu'il vient de semer ou de poser de la tourbe en raison de la problématique des vers blancs, nous lui donnons un avis de 24 heures pour qu'il aille se munir d'un permis d'arrosage. Par contre, si au bout de 24 heures, quand le patrouilleur repasse, le citoyen ne s'est pas muni de ce permis, alors là il est en infraction», explique M. Toutant.
Toutefois, si un citoyen est pris à nettoyer son entrée d'auto avec un boyau d'arrosage, il n'aura pas d'avis et se verra émettre un constat d'infraction sur-le-champ. Depuis le début de l'été, 294 avertissements ont été donnés à des citoyens. Pour une première infraction, un constat de 100 $ plus les frais est émis. À la seconde infraction, c'est 200 $, puis 300 $ pour toutes les infractions suivantes.
Rappelons que selon la politique sur l'utilisation de l'eau potable, disponible sur le site v3r.net, il est permis de procéder à l'arrosage de la pelouse ou des potagers seulement à certaines heures et seulement certaines journées de la semaine selon les numéros civiques des résidences. Des utilisations comme le nettoyage des allées d'auto ou l'utilisation de jeux d'eau à la maison sont interdites en tout temps.
Shawinigan
À Shawinigan, l'Escouade bleue est en opération seulement pour la seconde année, rappelle la conseillère en communications, Louise Bellemare. L'an dernier, l'escouade avait surtout concentré ses énergies à sensibiliser la population sur le règlement entourant l'utilisation de l'eau potable. Cette année par contre, la surveillance a débuté.
En date de mercredi, 44 avis d'infraction avaient été émis, pour seulement deux constats d'infraction. «Notre politique est d'émettre d'abord un avis au premier avertissement. Après, l'escouade s'organise pour passer dans les jours suivants et si le citoyen ne s'est pas conformé, il reçoit un constat d'infraction. À voir les résultats, on constate quand même que le message passe et que les citoyens se conforment au règlement», note Mme Bellemare. 
Cette dernière signale par ailleurs que les programmes d'aide proposés par la Ville pour l'installation de toilettes à débit réduit, de récupérateurs d'eau de pluie et de distribution de trousses d'économie d'eau potable connaissent un important succès depuis l'an dernier. 
Entre 2010 et 2013, nous avons constaté une diminution de 10 % de la consommation d'eau potable sur le territoire de Shawinigan. Le gouvernement exige que nous atteignons un objectif de 20 % d'ici 2017 et nous sommes bien confiants d'y parvenir avec tous les efforts déployés», ajoute Louise Bellemare.