Des employés du service de cueillette de meubles du Centre Roland-Bertrand ont passé une partie de la journée au Parc de l’Île Melville, mardi, afin de cueillir certains articles de l’ancien bureau de l’ex-députée de Laviolette qui y étaient entreposés.

Les meubles de l’ancien bureau du comté de Laviolette remis au Centre Roland-Bertrand

SHAWINIGAN — L’autre moitié de la controverse entourant la députée Marie-Louise Tardif et ses liens avec son ex-employeur est maintenant réglée. Les meubles de l’ancien bureau du comté de Laviolette, dans le secteur Grand-Mère, ont finalement été remis au Centre Roland-Bertrand de Shawinigan mardi.

La semaine dernière, le Parti libéral du Québec a demandé à la commissaire à l’éthique et à la déontologie d’ouvrir une enquête sur des comportements de la nouvelle députée de Laviolette - Saint-Maurice. La plainte portait notamment sur le fait que Mme Tardif avait transféré ces meubles au Parc de l’Île Melville, où elle occupait le poste de présidente - directrice générale jusqu’au début octobre. Or, ces biens appartiennent à l’Assemblée nationale.

La députée de Laviolette - Saint-Maurice avait expliqué que ces articles étaient simplement entreposés en attendant qu’un organisme sans but lucratif du milieu en prenne possession. Le Centre Roland-Bertrand s’est effectivement déplacé au Parc de l’Île-Melville, mardi, pour les offrir aux gens dans le besoin.

Visiblement échaudée, la Coalition avenir Québec avait plutôt annoncé, la semaine dernière, que ces meubles seraient tout simplement rendus à l’Assemblée nationale. Mais ce don ne contrevient pas aux règles, souligne Julie Champagne, conseillère en communication et en relations médias à l’Assemblée nationale, car il s’agit de la marche à suivre lorsqu’un député formule une demande semblable. Il reste seulement au Centre Roland-Bertrand à transmettre un reçu à Québec pour confirmer la prise de possession de ces meubles.

En principe, le Parc de l’Île Melville aurait pu hériter de ces biens, puisqu’il s’agit aussi d’un organisme sans but lucratif. Au départ, la direction souhaitait garder un ou deux classeurs, mais compte tenu de la controverse, tout a été remis au Centre Roland-Bertrand. Le mobilier était également composé de bureaux, de chaises et de tables de diverses dimensions.

Pendant ce temps, la commissaire à l’éthique et à la déontologie poursuit son enquête. L’autre partie de la dénonciation du PLQ concernait la rémunération que Mme Tardif touchait toujours à titre de consultante pour la nouvelle direction du Parc de l’Île Melville pendant une période transitoire, tout en agissant comme députée.

La semaine dernière, la CAQ annonçait que l’ex-directrice générale rompait tout lien avec son ancien employeur. Mme Tardif a toujours prétendu qu’elle avait obtenu la confirmation du bureau de la commissaire à l’éthique et à la déontologie qu’elle pouvait combiner les deux emplois pendant quelques semaines.