Michel Grosleau

Les maires présentent leurs priorités

Les maires Michel Grosleau de Saint-Prosper et Larry Bernier de Lac-Édouard étaient présents à la rencontre qui s'est tenue mardi à Ottawa entre les 10 administrateurs de la Fédération québécoise des municipalités et les représentants des différents partis politiques fédéraux.
Michel Grosleau semblait fort satisfait des échanges. «Il y a eu beaucoup d'écoute et d'ouverture. On aura des suivis bientôt», dit-il. «Ils aiment ça qu'on aille les rencontrer», a constaté le maire. «Nos citoyens, ce sont leurs citoyens aussi», fait-il valoir.
Selon lui, la plupart des préoccupations portées à l'attention des parlementaires par les représentants de quelque 1100 municipalités du Québec touchaient directement les collectivités de la Mauricie, notamment «la question des règlements sur la navigation sur le fleuve et les lacs, l'industrie forestière, le réseau cellulaire et Internet et les infrastructures en eau potable», explique-t-il.
Pas moins de 132 maires de municipalités québécoises ont comme industrie principale le bois et la forêt. Ils souhaitent obtenir d'Ottawa un programme de garantie de prêts afin que les entreprises de sciage puissent tenir le coup jusqu'à la fin des procédures judiciaires que risque d'entamer le gouvernement américain en cas de conflit. Ils demandent aussi à Ottawa d'appuyer le gouvernement du Québec dans ses efforts de soutien à l'industrie forestière.
La question des infrastructures en eau potable a aussi refait surface. C'est que le nombre de demandes pour accéder au Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées a été si important qu'après 21 jours, les municipalités ne pouvaient plus espérer accéder à cette aide fédérale. La FQM demande donc de lancer une phase 2. Notons que 800 000 résidences québécoises ne sont toujours pas reliées à un réseau d'égouts.
Même si Ottawa a investi annuellement 100 millions $ pour l'ensemble du pays et que Québec possède son propre programme, les montants ne sont pas suffisants pour permettre à toutes les municipalités d'avoir Internet haute vitesse. Or, il s'agit d'un incontournable pour toute entreprise désireuse de s'installer en région, fait valoir la FQM. L'impact est donc important sur l'économie régionale.
D'autre part, il a été question du fonds d'aide aux petites collectivités de 100 000 et moins. «Nous avons demandé que ce soit réduit de 100 000 à 10 000», indique M. Grosleau «parce que des municipalités de 100 000, au niveau de la FQM, il n'y en a pas beaucoup et même pas du tout», dit-il.