Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Les maires de la région accueillent positivement l’élection de Jean Lamarche

TROIS-RIVIÈRES — Les maires des différentes villes de la région accueillent favorablement l’arrivée de Jean Lamarche à la tête de Trois-Rivières.

Au lendemain de sa victoire convaincante, ses nouveaux homologues interrogés l’ont tous félicité et ont indiqué qu’ils espèrent pouvoir collaborer avec lui afin de faire progresser la région sur différents plans. Sans le connaître personnellement, plusieurs d’entre eux indiquent notamment qu’ils ont apprécié le côtoyer lorsqu’il était porte-parole régional pour le ministère des Transports.

Le maire de Shawinigan, Michel Angers, fait remarquer d’entrée de jeu que la victoire décisive du nouveau maire trifluvien constitue un message clair de la population relativement à la direction qu’elle veut voir prendre le conseil municipal.

«Les Trifluviens veulent une poursuite du dynamisme économique et autre de leur ville. Je crois que M. Lamarche incarne bien cette volonté», mentionne-t-il.

Une fois que le tourbillon autour du nouvel élu sera chose du passé, le maire Angers compte bien s’asseoir avec le successeur d’Yves Lévesque. Selon lui, les maires des deux principales villes de la Mauricie n’ont pas d’autre choix que de travailler ensemble afin que la région puisse progresser.

«On n’a absolument pas les moyens de se chicaner. On n’est notamment pas en tête de peloton pour le salaire gagné ou le développement économique. On a donc tout intérêt à se serrer les coudes et à travailler ensemble», déclare-t-il.


Jean-Guy Dubois

«Je l’ai appelé ce matin [jeudi] et nous avons planifié de nous rencontrer très bientôt. Nous avons des ententes, notamment relativement à la zone économique naturelle que l’on forme. Il s’est montré très ouvert là-dessus. Il faut continuer à cultiver ce lien, autant du point de vue économique que touristique», souligne quant à lui le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.

Le maire de Bécancour considère également que M. Lamarche fait face à un grand défi en succédant à Yves Lévesque, et ce, au beau milieu d’un mandat.

«Il semble vouloir créer un consensus et ramener une atmosphère positive au sein du conseil. C’est un gars calme et posé et je crois qu’il va y parvenir», poursuit-il.


Geneviève Dubois

De son côté, la mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, souligne qu’elle a eu l’occasion de discuter avec M. Lamarche et ses deux principaux adversaires au cours de la campagne qui vient de prendre fin. Elle a notamment abordé quelques sujets concernant les deux villes avec le vainqueur.

«Nous avons discuté de quelques dossiers, notamment touristiques, sur lesquels on pourrait travailler ensemble. Comme nous avions très peu de liens avec Trois-Rivières, c’est une bonne nouvelle en soi», dit-elle avant d’ajouter qu’elle n’avait jamais eu de rencontre formelle avec l’ancien maire.

«C’est déjà plus que ce que j’avais eu avant! Je fais des blagues, mais j’ai seulement croisé M. Lévesque de façon informelle à certaines occasions», raconte-t-elle.


Pierre-David Tremblay

En se basant sur sa façon de travailler alors qu’il était à l’emploi du ministère des Transports, le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay, prédit une belle carrière politique à M. Lamarche.

«J’en pense beaucoup de bien. C’est quelqu’un avec qui j’ai hâte de travailler. Je trouve qu’il fait preuve, selon ce que je connais de lui, de franchise et d’ouverture. C’est quelqu’un avec qui nous pouvons dialoguer. [...] Il est fier de sa ville et ça l’honore. C’est important. Et comme il a travaillé au ministère des Transports, il connaît bien la Mauricie. J’ai bien hâte de le rencontrer, car Trois-Rivières est la locomotive de la région. Il s’inscrit dans la continuité d’Yves Lévesque, mais il a une attitude très différente», observe-t-il.


Yvon Deshaies

Pour sa part, le maire de Louiseville, Yvon Deshaies, indique qu’il espère discuter avec le maire Lamarche des dossiers de la pyrrhotite et du train grande fréquence et n’a pas de doute que sa relation sera aussi courtoise qu’avec son prédécesseur.

«On avait de bonnes relations. Quand il arrivait quelque chose, on s’appelait. Il s’occupait de sa ville et je m’occupais de la mienne», se souvient-il.

Comparant Trois-Rivières au cœur de la région et les autres localités à des artères, il souhaite que le règne de Jean Lamarche se déroule bien et soit empreint de positivisme.

«Quand le cœur va bien, ça va bien pour tout le monde», lance le coloré politicien.