Le NGCC Des Groseilliers est présentement positionné à Trois-Rivières.

Les glaces sous haute surveillance

Trois-Rivières — Le travail de la Garde côtière canadienne est crucial, et on a pu le constater l’hiver dernier, alors que la circulation maritime a été complètement paralysée deux fois plutôt qu’une en moins de deux semaines, sur le fleuve Saint-Laurent, entre Sorel-Tracy et Trois-Rivières, et ce, pendant plusieurs jours, en raison de la présence d’amas de glace. Toutefois, cette année, alors que le couvert de glace prend tranquillement sa place, aucun problème de cette ampleur ne pointe à l’horizon.

«L’hiver est plutôt clément. Malgré la vague de froid qu’on a eue dans la dernière semaine, on n’entrevoit aucun enjeu au niveau des embâcles», a expliqué Stacy Dufour, surintendant du déglaçage et directeur par intérim des programmes de navigation de la Garde côtière canadienne, région du centre et de l’Arctique, lors d’une séance d’information tenue par téléconférence, mardi matin.

Un bon couvert de glace s’est formé sur le côté sud du lac Saint-Pierre, précise-t-il. «On a eu peu de précipitations et les vents dominant de l’ouest aident à la circulation de la glace», poursuit M. Dufour.

Les navires sont mis à contribution pour éviter que les banquises ne se détachent. «On s’assure que les banquises côtières restent en place. Comme mesure, on met en vigueur une réduction de vitesse pour les navires qui transitent sur le lac Saint-Pierre», mentionne M. Dufour.

Un redoux des températures est annoncé. Il reste à voir s’il aura un quelconque impact. «On va suivre ça. On va s’assurer que les banquises côtières qui sont formées, principalement entre Québec et Montréal, sont stables.» Si jamais un morceau de banquise partait à la dérive, brise-glaces et aéroglisseurs entreraient en scène pour ne pas qu’il nuise à la navigation commerciale. Le travail de la Garde côtière vise à éviter les inondations et à assurer que le chenal de navigation soit sécuritaire.

Même si aucun problème majeur ne semble se dessiner, les glaces demeurent sous haute surveillance. Le brise-glace Des Groseilliers est positionné à Trois-Rivières. Il a d’ailleurs fait une patrouille dimanche sur le lac Saint-Pierre. De plus, des hélicoptères font des vols de reconnaissance au-dessus du fleuve. Il y en a eu 24 à partir de Trois-Rivières depuis le début de la saison. Des caméras et des images satellites permettent aussi d’évaluer l’état des glaces.

Les équipes des Bureaux des glaces sont disponibles 24 heures par jour, sept jours par semaine. Chaque jour, au cours de la saison hivernale, la Garde côtière tient un appel conférence avec Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) pour notamment informer ses partenaires et l’industrie du plan du jour, fournir les toutes dernières conditions météorologiques et des glaces et coordonner les activités et les opérations de déglaçage.

Quant au niveau du fleuve qui est plus élevé qu’à l’habitude en cette période de l’année, cela n’a pas d’incidence sur le travail de la Garde côtière. «Les niveaux d’eau sont effectivement hauts. Au niveau du déglaçage, on suit ça. Par contre, ça a vraiment peu d’impact pour nous», précise M. Dufour.