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Pour le Festival western de Saint-Tite, l’attente se poursuit.
Pour le Festival western de Saint-Tite, l’attente se poursuit.

Les festivals en action, malgré l’attente

Matthieu Max-Gessler
Matthieu Max-Gessler
Le Nouvelliste
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En 2020, la pandémie a sonné le glas de nombreux événements dans la région. Nombre de festivals ont dû se résoudre à annuler leurs activités cette année-là, en donnant rendez-vous à leurs festivaliers en 2021. Or, même si la situation a bien changé depuis un an, avec la vaccination de la population qui avance à grands pas, il demeure difficile de savoir de quoi sera fait l’été et quelles mesures sanitaires seront en vigueur. Même si cette attente se poursuit, plusieurs festivals ont décidé de se mettre en action, question de ne pas se retrouver le bec à l’eau.

Festivoix

De son côté, l’organisation du Festivoix s’est mobilisée pour que l’événement ait lieu en 2021, d’une façon ou d’une autre. Le mot d’ordre: flexibilité.

«On sait le nombre de spectacles qu’on va faire, et sur quels sites. Maintenant, il reste à voir le nombre de personnes qui pourront y assister. Si le gouvernement autorise un nombre de personnes en fonction de la taille du site, on pourra aller plus loin, mais on s’adaptera aux mesures qui nous seront proposées», ajoute-t-il.

Il est prévu que des spectacles aient lieu uniquement en présentiel, alors que d’autres seront aussi diffusés sur le web, pour permettre de rejoindre un auditoire plus près de celui que connaît habituellement le Festivoix. Ce dernier s’appuie d’ailleurs sur l’expérience tentée l’automne dernier, lors du microFesti-punk, lors duquel deux groupes avaient présenté un concert devant un peu plus de 200 personnes.

La prestation de chaque groupe avait été diffusée sur le web pour les personnes qui s’étaient procuré un billet.

«On ne présentera pas tous les spectacles sous cette formule hybride, ça dépend des scènes, des auditoires et des artistes aussi. Mais on a développé cette expertise, on l’a testée et elle marche bien. On sait qu’on peut accueillir les gens à l’extérieur dans des conditions qui ne mettent pas leur santé en danger. C’est un défi qui est tout à fait à notre hauteur», soutient M. Grégoire.

DANSEncore

Du côté du festival international DANSEncore, c’est décidé: on ne fera pas relâche cette année. En 2020, l’événement avait été exclusivement virtuel.

Cette année, on a prévu une formule hybride, comme au Festivoix. Des activités auront lieu en présentiel et d’autres, en virtuel.

«On surfe là-dessus depuis quelques semaines et on devait faire notre choix. Dans l’éventualité où il y a des changements importants à la situation sanitaire, ça nous permet de tomber complètement en virtuel, comme l’an passé», explique Julie Garneau, responsable des communications, des relations de presse et des partenariats majeurs au festival DANSEncore.

Le festival dispose d’encore une dizaine de jours pour s’ajuster avant de dévoiler sa programmation, le 10 mai prochain. On peut déjà s’attendre à une programmation davantage axée sur des artistes et des compagnies de danse québécois, en raison des restrictions sur les vols internationaux.

«On a fait une belle place aux compagnies québécoises. Mais on va quand même intégrer les compagnies et les artistes hors Canada d’une autre façon dans notre programmation», explique Mme Garneau.

Le festival a déjà ouvert en mars la période d’inscription aux compétitions virtuelles. Vendredi, on annonçait la tenue de neuf classes de maître gratuites et d’une conférence qui auront lieu en virtuel.

Festival western de Saint-Tite

Pour le Festival western de Saint-Tite, l’attente se poursuit. Les organisateurs de l’événement disposent toutefois encore de temps avant de devoir décider du sort de l’édition 2021.

«On est à l’affût de ce qui se passe, de ce que dit la santé publique. On a le luxe d’être plus tard dans l’année, ça nous permet de préparer différents scénarios et de voir ce qu’on peut faire et ne pas faire. On a deux éléments qui nous contraignent: la santé publique et notre budget», indique Pascal Lafrenière, directeur général du Festival.

Ce dernier se réjouit par ailleurs des éléments du dernier budget fédéral qui concernent les événements, avec une somme de 300 millions $ allouée sur deux ans à la relance du secteur de la culture et dont pourraient bénéficier les festivals. Il attend cependant de voir quelle proportion de cette somme se rendra jusqu’en région.

«On s’attend à ce qu’il y ait de l’argent qui retombe dans nos événements en région, pour nous permettre soit d’animer cette année, soit de préparer la relance pour les années à venir. Mais il ne faut pas que cet argent aille seulement dans les grands centres comme Montréal et Québec», plaide M. Lafrenière.

Ce dernier rappelle qu’il faut habituellement huit semaines pour déployer le festival dans les rues de Saint-Tite. L’organisation dispose donc encore d’un bon mois, voire deux, avant de devoir décider ce qui sera au programme cet automne... si programme il y a.

Grand Prix de Trois-Rivières

Le Grand Prix de Trois-Rivières (GP3R) fait malheureusement partie des événements qui peuvent difficilement se passer de spectateurs pour avoir lieu. Pas question, donc, de faire des courses à huis clos, ni même devant un trop petit nombre de festivaliers. C’est pourquoi le directeur général de l’événement sportif continue à s’armer de patience.

«On se donne encore quelques semaines de plus avant de prendre une décision. On attend des nouvelles de Tourisme Québec, c’est eux qui vont nous donner une direction à prendre. On va voir selon l’air du temps, comment les choses progressent», explique-t-il.

L’annulation du Grand Prix du Canada ne signifie d’ailleurs pas que celui de Trois-Rivières ne pourra pas avoir lieu, affirme M. Fugère. En effet, il rappelle que son événement se déroule au mois d’août, alors que le Grand Prix du Canada a lieu normalement à la mi-juin, ce qui lui laisse donc du temps avant de devoir trancher.

«Le montage des circuits commence habituellement au début mai. On sait que ça va être plus tard, mais on est capable de mettre les bouchées doubles», assure-t-il.

Le GP3R devra cependant composer avec la présence de la clinique de vaccination contre la COVID-19, installée à la Bâtisse industrielle du parc de l’Exposition.

M. Fugère rappelle que de nombreux efforts ont été déployés pour trouver des façons de rendre l’événement le plus sécuritaire possible pour ses participants, notamment en prévoyant l’installation de barrières dans les gradins et pour se rendre aux loges, afin de faire respecter la distanciation entre les bulles familiales. Des stations de lavage de mains autosuffisantes ont aussi été développées en vue de l’édition 2021 du GP3R.

Exposition agricole de Trois-Rivières

Située elle aussi sur le terrain du parc de l’Exposition, l’équipe de l’Exposition agricole de Trois-Rivières se demande toujours de quoi aura l’air son édition 2021.

«Pour le moment, on repousse encore la décision, mais d’ici la mi-mai, on devrait avoir un retour de la santé publique. On sait qu’il y a un comité qui travaille avec la santé publique pour émettre les critères, alors à ce moment-là, on va savoir plus sur quel pied danser», confie Marie-Ève Roy, directrice générale de l’Exposition agricole.

Cette dernière préfère s’abstenir de dévoiler les différents scénarios sur lesquels son équipe et elle travaillent. Elle prévient cependant que cela sera une édition minimaliste, puisque la vaccination qui a lieu à la Bâtisse industrielle prive l’événement d’une partie importante de l’espace qu’il occupe normalement.

«Si on décide de faire quelque chose, ça va être en vraiment miniature. On va probablement se concentrer plus sur la section carnaval, dans le secteur de la rue Papineau», indique-t-elle.

L’organisation du Festival de la galette de sarrasin de Louiseville est manifestement plus optimiste qu’il y a deux mois.

Festival de la galette de sarrasin de Louiseville

L’organisation du Festival de la galette de sarrasin de Louiseville est manifestement plus optimiste qu’il y a deux mois, alors qu’on disait ignorer si l’événement aura lieu cet automne ou non. Le président du Festival, André Auger, ne peut promettre la tenue de l’événement, mais il assure que les festivaliers auront quelque chose à se mettre sous la dent pour patienter.

«Tant qu’à organiser des spectacles qui sont onéreux pour que personne ne vienne parce qu’ils ont trop peur de se rassembler, ça ne vaut pas la peine. Et puis sachant qu’on peut rassembler jusqu’à 30 000 personnes dans la rue, d’après moi, ça ne tient pas la route. Mais c’est sûr qu’on va faire quelque chose, probablement virtuel, pour que les gens n’oublient pas le festival», promet-il.

Festival du cochon

Tout comme M. Auger, la présidente du CA du Festival du cochon de Sainte-Perpétue, Julie Goudreau-Boisclair, ignore si l’événement pourra avoir lieu cette année. Mais comme son collègue de Louiseville, elle souhaite trouver une façon de faire patienter ses festivaliers.

«Le nouveau conseil d’administration examine toutes les options possibles pour garder l’esprit du Festival bien vivant et tourné vers l’avenir», a-t-elle affirmé par courriel au Nouvelliste.

Challenge 255

Le Nouvelliste n’a pas été en mesure de joindre un membre de l’organisation du Challenge 255 de Baie-du-Febvre. Sur son site internet, l’événement annonce toujours que l’édition 2021 aura lieu du 19 au 22 août prochain.

Festival des 5 sens

Pour le moment, rien ne semble encore décidé quant à la tenue ou non du Festival des 5 sens de Sainte-Sophie-de-Lévrard. L’organisation indique toutefois qu’une annonce officielle sera faite éventuellement sur sa page Facebook.

Festival de la truite mouchetée

Le sort du Festival de la truite mouchetée de Saint-Alexis-des-Monts a été scellé le mois dernier, alors que l’organisation a décidé d’annuler pour deuxième année l’événement. Selon le président du comité organisateur, René Lemay, les conditions actuelles, notamment la limite de 250 personnes à un spectacle ou un événement, auraient fait perdre de l’argent au Festival.