La course nationale du cochon graissé avait lieu le samedi 4 août, à Sainte-Perpétue.

Les festivaliers toujours au rendez-vous

Sainte-Perpétue — C’était samedi soir que se déroulait la fameuse course nationale du cochon graissé au Festival du cochon de Sainte-Perpétue. Même après 41 années d’existence, l’événement réussit toujours à rassembler des festivaliers venus d’un peu partout dans la province.

Des gens de Trois-Rivières, Drummondville et même de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean étaient présents pour la course qui consiste à attraper un cochon à l’intérieur d’un arène en moins de 90 secondes et de réussir à le déposer dans un baril placé au centre de la surface.

Les participants se doivent de respecter certains règlements vérifiés par un arbitre afin de ne pas blesser l’animal. Ils ne peuvent entre autres attraper le cochon par les oreilles, les pattes ou la queue. 

«On a 40 % de gens qui sont des touristes ou qui demeurent à plus de 40 km du site», explique le directeur général de l’événement, Michel Jutras. 

Samedi soir, le directeur général semblait également satisfait du déroulement du festival. «Il fait beau, l’arène est pleine, on est très heureux de ce qui se passe». 

La diversité, une garantie de succès

En plus des compétitions animales, le Festival du cochon présente des prestations musicales. «On met toujours la main à la pâte pour offrir une diversité aux festivaliers», indique M. Jutras qui croit que cette diversité contribue grandement au succès du festival chaque année. 

Les festivaliers pouvaient assister au spectacle de Shawn Barker en hommage à Johnny Cash plus tard en soirée, samedi. Jeudi, le chanteur country Robby Johnson était en spectacle au festival, alors que vendredi, c’était au tour d’Éric Lapointe.

Critiques dans le passé

Malgré le fait que le Festival du cochon de Sainte-Perpétue ait fait l’objet de nombreuses critiques venant de groupes de défense des animaux dans les dernières années, aucune manifestation n’avait eu lieu lors de l’événement en date du samedi 4 août.

«On comprend qu’on ne peut pas tous avoir les mêmes idéologies dans la vie», affirme M. Jutras. «Par contre, il faut respecter l’idée de l’autre, donc l’idée de la personne qui aime participer à ces compétitions-là».

En 2014, l’ex-hockeyeur Georges Laraque avait dénoncé le festival qui, selon lui, utilise de «pauvres animaux comme divertissement». L’organisation People for the Ethical Treatment of Animals (PETA) ainsi que la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal ont également critiqué l’événement dans le passé. 

Le Festival du cochon de Sainte-Perpétue, qui génère des retombées économiques d’environ un demi-million de dollars dans la région, se déroule jusqu’au dimanche le 5 août.