Olivier Leblanc-Beaudry, président de l’AGECTR.

Les étudiants en faveur de l’Écopasse au Cégep de Trois-Rivières

TROIS-RIVIÈRES — Il y a un an et demi, les étudiants du Cégep de Trois-Rivières avaient conservé une position neutre concernant l’introduction de l’Écopasse, un ticket à 60 $ la session donnant accès à volonté au transport en commun de la STTR et aux transports collectifs de la MRC des Chenaux, de la MRC de Maskinongé et de la MRC de Bécancour-Nicolet-Yamaska. Mardi matin, les étudiants ont révisé leur position. Ils adoptent maintenant ce service à très forte majorité.

Ce sujet faisait partie des cinq points à l’ordre du jour de l’assemblée générale annuelle de l’Association générale des étudiants du Cégep de Trois-Rivières. Ils étaient environ 115 sur les 3526 étudiants inscrits à la session d’automne et seulement trois ont voté contre l’Écopasse, indique le président de l’AGÉCTR, Olivier Leblanc-Beaudry.

Pour cet étudiant en sciences humaines, profil monde et aspirant étudiant en sciences politiques, cette position confirme que «les étudiants veulent une planète verte» et sont prêts à prendre les moyens pour accélérer l’urgent virage.

Un des autres points à l’ordre du jour visait d’ailleurs à prendre position au sujet de l’exploitation des énergies non renouvelables. La question du fameux corridor énergétique, qui avait soulevé beaucoup de discussions parmi les candidats aux dernières élections fédérales, a essuyé un non catégorique de la part des cégépiens. Olivier Leblanc-Beaudry explique que les étudiants «ne veulent pas de pétrole ou de gaz naturel» qui traverseraient le territoire québécois afin d’empêcher les risques de déversements qui mettraient notamment en danger la rivière Saint-Maurice. Ces derniers privilégient l’hydroélectricité et l’électrification des transports et saluent l’initiative de la Ville de Trois-Rivières qui a déclaré l’urgence climatique.

Les étudiants du Cégep de Trois-Rivières se sont également prononcés sur un autre enjeu, celui de la rémunération des stages, une notion qu’ils ont appuyée à l’unanimité. «Faire un stage, c’est travailler», plaide le président. Les étudiants rencontreront d’ailleurs la direction du Cégep, sous peu, afin que cette dernière fasse pression à ce sujet du côté national.

Au cours de cette assemblée générale, les étudiants se sont également positionnés à la majorité en faveur de l’indépendance du Québec.