Frédérik Farid Borel, conseiller à l’exécutif de l’AGEUQTR.

Les étudiants de l'UQTR se plaignent d'un manque de communication

Trois-Rivières — L’Association générale des étudiants enverra une lettre au recteur Daniel McMahon, aujourd’hui, mercredi, pour lui faire état d’une enfilade d’événements survenus sur le campus, au cours des derniers mois, pour lesquels elle affirme ne pas avoir été consultée et qui ont eu des répercussions importantes sur les étudiants.

L’AGEUQTR a notamment reçu plusieurs plaintes concernant le fait que depuis la session d’automne, les étudiants n’ont plus la possibilité de payer leurs droits de scolarité à l’aide d’une carte de crédit.

Le conseiller à l’exécutif de l’AGEUQTR, Frédérik Farid Borel, comprend qu’en prenant cette mesure, l’UQTR s’évite de payer des frais aux compagnies de crédit et économise entre 400 000 $ et 500 000 $. L’UQTR était la seule du réseau des UQ à accorder encore ce service, dit-il.

Toutefois, précise-t-il, l’AGEUQTR, aurait voulu être avisée de cette décision et surtout connaître les justifications de cette mesure très pratique pour bien des étudiants qui se plaignent maintenant de sa disparition. L’association croit qu’une étude aurait été de mise, avant d’abolir ce mode de paiement, pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’impact sur ses membres. «Ce n’est pas parce que tout le monde saute en bas du pont qu’il faut le faire aussi», plaide-t-il.

L’UQTR, de son côté, rappelle qu’un message interne avait circulé à ce sujet entre le 17 août et le 30 septembre 2017.

Cet événement n’est toutefois qu’un parmi d’autres qui laissent croire que la communication ne passe plus très bien, depuis quelque temps, entre l’administration de l’Université et ses étudiants.

Dimanche dernier, alors qu’il était en plein conseil d’administration, au local 2083 du pavillon Ringuet, l’exécutif de l’AGEUQTR, a vu arriver des agents de sécurité qui lui ont demandé de sortir. «Ils ont dit: c’est fini, la réunion. Vous sortez», raconte M. Borel qui œuvre au sein de l’AGEUQTR depuis 2008 et qui assure n’avoir jamais été témoin d’un tel geste dans le passé.

L’AGEUQTR croit que la communication doit être améliorée avec la direction de l’UQTR.

Jean-François Hinse, responsable des communications de l’Université, indique que le groupe avait réservé le local jusqu’à 22 h et qu’il était déjà rendu minuit lorsque les agents de sécurité ont demandé de quitter les lieux.

L’AGÉUQTR affirme que les étudiants pouvaient, dans le passé, rester à l’UQTR pour se réunir et étudier toute la nuit. Or, il semble que des mesures aient été prises pour restreindre les heures d’accès. Ces heures sont d’ailleurs affichées sur le site web de l’université. L’UQTR affirme que ce n’est pas nouveau du tout, mais à en croire Frédéric Farid Borel, il y avait certes certaines restrictions d’accès, mais «les étudiants pouvaient rester toute la nuit.»

L’AGEUQTR avait d’ailleurs pour tradition d’ouvrir aux étudiants son immense local, le 10-12, pendant 24 heures de suite pour leur permettre de donner un coup dans leurs études en périodes d’examens et durant les fins de sessions. Il semble que tout cela soit terminé, déplore M. Borel. «On aimerait bien savoir qui a pris cette décision et on veut une réponse», dit-il en précisant que le conseil d’administration trouve la chose inacceptable.

Jean-François Hinse, indique que «certains locaux peuvent être accessibles pour les étudiants en dehors des heures normales.» Il faut toutefois obtenir les autorisations nécessaires, dit-il.

L’AGEUQTR a aussi vécu des bris dans son bistro, la Chasse-Galerie, récemment et il semble que ce soit dû, encore une fois à un problème de communication. C’est que durant les grands froids des dernières semaines, le gel d’une conduite a forcé l’UQTR à couper l’eau. Selon M. Borel, les gestionnaires de la Chasse-Galerie n’en ont pas été avisés. Des compresseurs du bistro ont donc fonctionné dans le vide. Les moteurs ont brûlé et de la nourriture s’est perdue.

Autre source de mécontentement, il y a eu modification dans le fonctionnement des parcs de stationnement, en décembre, par manque d’espace.

Bien que l’UQTR affirme n’avoir reçu aucune plainte à ce sujet, l’AGEUQTR assure que ces modifications ont suscité encore une fois «de l’insatisfaction et de l’incompréhension parmi les étudiants.» Les changements, exercés depuis l’automne dernier, «ont été mal expliqués», estime M. Borel.

Bref, l’AGEUQTR veut du changement dans ses communications avec la direction de l’UQTR. «On a de hautes attentes», prévient M. Borel. «On s’attend à des actions rapides et concrètes», dit-il.