Les étudiants de l’École nationale de police confinés sur le campus

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
NICOLET — Même si elle n’a aucun cas de COVID-19 entre ses murs, l’École nationale de police du Québec à Nicolet se considère en zone orange depuis le 22 septembre dernier, d’où l’application de mesures telles que le confinement des étudiants sur le campus.

«Étant donné qu’on a de la clientèle de partout au Québec, on a mis en place des mesures comme si on était en alerte orange», expliquait lundi après-midi la conseillère en communication, Andrée Doré. La région est finalement passée en zone orange en fin de journée.

Ainsi, les étudiants devront avoir fait une période de quarantaine de 14 jours avant d’arriver à l’école. «Il faut qu’ils s’en tiennent à des déplacements essentiels chez eux avant de faire leur entrée à l’école. C’est ce qu’on leur demande», précise-t-elle.

Et pendant leur formation de 15 semaines, ils sont en confinement sur le campus sept jours sur sept. «Ils ne peuvent pas aller se promener à Nicolet. S’ils ont des commissions, on a un commissionnaire qui s’assure de les faire», indique Mme Doré.

L’école compte actuellement trois cohortes de formation initiale, une autochtone et deux d’aspirants policiers non autochtones. Depuis la réouverture de l’école, qui avait été fermée pendant trois mois, les aspirants policiers étaient déjà regroupés par bulle sociale de six.

«Pour tous les étudiants en formation initiale, il y a une prise de température quotidienne. Ils sont obligés de remplir un questionnaire sur leur état de santé quotidiennement, il y a une alternance pour la cafétéria. Il y a des horaires réservés uniquement aux étudiants de formation initiale pour ne pas qu’ils soient mélangés à d’autres clientèles, ayant beaucoup de cours en intervention physique», tient-elle à souligner.

Pour le personnel de l’école, des mesures ont été accrues et le télétravail est préconisé. «Pour les étudiants en perfectionnement, on préconise le plus possible le hors établissement. On priorise les formations les plus urgentes», ajoute Mme Doré.

Par ailleurs, l’ENPQ a accepté de devenir à nouveau un centre désigné d’hébergement temporaire lié à la COVID-19, en réponse à une demande du CIUSSS. Personne n’y loge présentement, mais de la mi-avril à la mi-juillet, on y aura accueilli pas moins de 78 résidents.

«Quand le CIUSSS a libéré les lieux cet été, il y a eu une désinfection totale, mais il n’y a pas eu d’autres personnes. Sauf que nous, on conservait pour eux les lieux au cas où ils en avaient besoin. En 24 heures, ils peuvent venir. Tout est prêt, tout est disponible pour eux, il n’y a aucun problème», a-t-elle conclu.