Les étudiantes sages-femmes font aussi la grève

TROIS-RIVIÈRES — Il n’y a pas que les doctorants en psychologie qui sont en grève à l’UQTR, cette semaine. Les étudiantes en pratique sage-femme le seront également du 18 au 22 mars.

Rappelons que ces mobilisations d’étudiants et d’étudiantes aux cycles supérieurs s’inscrivent dans une offensive pour la rémunération de tous les stages et pour la reconnaissance et la valorisation du travail étudiant.

Les étudiantes sages-femmes rappellent qu’elles doivent accomplir 2350 heures de stage non rémunéré au cours de leur formation, ce qui rend presque impossible d’occuper un emploi à temps partiel. Ces stages nécessitent souvent d’aller s’installer temporairement dans une autre région avec tous les frais que cela implique.

Un sondage mené auprès des membres de l’AÉSFQ a démontré qu’un tiers des 24 étudiant(e)s admis(es) chaque année au programme retardent leur diplomation d’un an ou plus et ce retard est en lien avec le financement de leurs études.

Les étudiantes en pratique sage-femme n’en sont pas à leur première revendication à ce chapitre.

«Nous croyons sincèrement que la rémunération des stages des étudiant(e)s sages-femmes est une mesure concrète afin de pallier le manque de sages-femmes qui sévit en ce moment au Québec», indique l’Association des étudiantes en pratique sage-femme du Québec par voie de communiqué.