Les cabanes à sucre de la Mauricie étaient bondées ce week-end à l'occasion de la fête de Pâques.

Les érablières de la région s'en sortent bien

La saison des sucres 2017, qui a commencé pour certains à la fin du mois de février, aura été en dents de scie.
Si les acériculteurs du sud de la province rapportent des récoltes difficiles, des propriétaires de cabanes à sucre de la Mauricie ne donnent pas le même son de cloche. Certains affirment même que la récolte de cette année se rapprochera de celle de l'année passée, une saison record. 
«Nous connaissons une super de bonne saison», affirme d'emblée Caroline Leblanc, la copropriétaire de la cabane à sucre familiale Ginette et Marcel Leblanc de Saint-Prosper. «Nous envisageons de produire près de 500 gallons (1892 litres) de sirop. Pour notre érablière, c'est très bien.» 
La saison a toutefois débuté plus tôt que prévu. Les températures exceptionnellement douces enregistrées à la fin du mois de février ont amorcé la coulée de la précieuse eau d'érable. «Nous avons eu plusieurs belles coulées en février, avant de connaître une baisse en mars alors que les températures étaient trop froides.»
Depuis le début du mois d'avril, les érables de cette cabane de Saint-Prosper ont toutefois repris leur production de sève. Et les résultats sont très encourageants, note Caroline Leblanc, la fille de Ginette et de Marcel qui prend la relève de ses parents autant à la cabane qu'à la ferme laitière. 
«Notre érablière est à flanc de montagne du côté sud. Le soleil plombe toujours sur nos érables. Ç'a été bon pour la production de cette année», ajoute Caroline Leblanc. 
Malgré les conditions climatiques très changeantes des derniers mois, la production s'annonce également excellente à l'érablière Denis Bédard de Saint-Stanislas. «Ça coule en masse. Ça coule beaucoup depuis deux semaines», soutient Denis Bédard, le propriétaire de l'endroit. «Cette année, ç'a été long à démarrer. C'était en yo-yo. Mais finalement, la production se reproche de 2016, une année record.»
Les 20 000 entailles de cette érablière de Saint-Stanislas ont produit d'ailleurs du sirop de très bonne qualité coté AA. 
Ce sirop plus clair vaut son pesant d'or, car la Fédération des producteurs acéricole offre davantage pour un litre de cette catégorie de sirop. 
La sucrerie Boisvert de Saint-Stanislas a également connu une belle saison de production. Dominic Boisvert, le fils du propriétaire, avoue toutefois comme les autres acériculteurs que la saison s'est amorcée très lentement. Cette érablière n'était pas prête pour les coulées hâtives du mois de février.
«Nous avons commencé à bouillir le 26 mars, car nous n'étions pas prêts avant», note-t-il. «Le sirop est par contre extraordinairement clair. Nous produisons du AA et du AAA. On peut donc dire que c'est une très belle saison.»
Le maître bouilleur de cette érablière croit bien que la saison de production se terminera en ce début de semaine. Cela est toutefois rare que la production de sirop d'érable dépasse la mi-avril. «C'est très rare qu'on bouille encore à cette date. Nous sommes quand même le 15 avril», ajoute M. Boisvert. «La saison est en retard cette année d'une ou deux semaines.»
Un week-end de Pâques occupé
Le long week-end du congé pascal est toujours le moment de l'année où les cabanes à sucre sont les plus achalandées. Les familles étaient très nombreuses ces derniers jours à se rendre dans ces hauts lieux du terroir québécois pour profiter du sirop et de la tire sur neige. 
«C'est pour nous la grosse fin de semaine. Nous sommes pleins à craquer et nous devons refuser autant de personnes que ceux qui viennent», souligne Denis Bédard, de l'érablière du même nom de Saint-Stanislas. 
La sucrerie Boisvert a également profité de cette manne qui vient avec la fête de Pâques. Cette cabane à sucre devrait poursuivre ses activités jusqu'au 30 avril.