Les entreprises funéraires de la région rattrapent peu à peu le retard accumulé au cours des derniers mois en raison du report des rituels funéraires.
Les entreprises funéraires de la région rattrapent peu à peu le retard accumulé au cours des derniers mois en raison du report des rituels funéraires.

Les entreprises funéraires reprennent le dessus

Amélie Houle
Amélie Houle
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Au cours des derniers mois, les entreprises funéraires de la région ont dû faire face à une situation pour le moins inhabituelle... celle de reporter la majorité des rituels funéraires pour cause de pandémie. La situation qui représentait tout un défi pour l’industrie et qui a causé bien des maux de tête semble toutefois s’être résorbée au cours des derniers mois, si bien que les entreprises funéraires reprennent le dessus dans le contexte actuel.

En effet, bien que les derniers mois n’ont pas été de tout repos, la situation qui semble s’être stabilisée concernant l’accumulation des reports de rituels funéraires permet maintenant aux entreprises funéraires de la région de voir la lumière au bout du tunnel.

«Le report des funérailles est déjà commencé chez nous, donc oui, c’est beaucoup de travail ces temps-ci, mais ça va quand même bien, car les gens choisissent des dates qui sont espacées. Ça nous permet donc d’avoir quand même de la place rapidement pour ceux qui décèdent en ce moment», souligne la propriétaire du Centre funéraire J.N. Rousseau de Nicolet, Marie-Josée Rousseau.

«La plupart des familles ont prévu des nouvelles dates. C’est donc pas mal plus occupé pour nous, mais les funérailles sont plus étalées dans le temps», précise pour sa part Ronny Bourgeois, directeur général du Complexe funéraire J.D. Garneau du secteur Cap-de-la-Madeleine.

Un son de cloche similaire pour la Maison funéraire Richard et Philibert qui estime avoir repris passablement le dessus sur les derniers mois. «On a encore quelques familles en attente, mais on en a moins qu’on en avait. On est graduellement en train de reprendre le dessus, car parmi les gens qui décèdent en ce moment, très peu de familles reportent», explique la propriétaire de l’endroit, Caroline Richard.

Pour d’autres, la solution passe inévitablement par la tenue de funérailles les jours de semaine, bien que cette option soit moins populaire auprès de la clientèle. C’est le cas au Centre funéraire Rousseau de Trois-Rivières.

«Nous, on en fait presque tous les jours, car les gens veulent des nouvelles dates. Évidemment c’est plus chargé qu’à l’habitude, mais on répartit les funérailles les jours de semaine pour y arriver», mentionne Julie Rousseau.

Pas d’engouement soudain pour les rassemblements de 250 personnes

Malgré ce qu’on pourrait en penser, la possibilité de faire des rassemblements de 250 personnes depuis le 3 août dernier n’a que peu ou pas eu d’impact pour les entreprises funéraires qui n’ont pas l’habitude de recevoir un si grand nombre de personnes pour la célébration de rituels funéraires.

«Ce n’est pas parce qu’on a annoncé les rassemblements de 250 personnes que j’ai plus de demandes pour aller à l’église. La seule chose que je trouve plus facile avec cette nouvelle mesure, c’est que c’est moins difficile à gérer puisque les gens ne sont plus obligés de compter leur monde pour assister aux cérémonies», soutient Julie Rousseau.

«L’engouement pour recommencer à célébrer les funérailles, on l’a eu avant l’annonce des 250 personnes, car les gens avaient des attentes depuis mars et avril. La plupart ont décidé de faire les funérailles même si c’était plus intime», conclut Caroline Richard.