Claudia Cousin, présidente du SEVF.
Claudia Cousin, présidente du SEVF.

Les enseignants toujours en quête de meilleures conditions de travail

Trois-Rivières — Les enseignants du primaire et du secondaire, dont ceux représentés par le Syndicat de l’enseignement des Vieilles-Forges, sont toujours en quête d’amélioration de leurs conditions de travail.

À la suite d’une consultation menée au cours des derniers jours, en effet, 97% des répondants ont rejeté la proposition faite le 22 mai par la partie patronale et 98% ont réitéré qu’ils veulent que la présente négociation se conclue par une entente qui apportera une amélioration aux conditions d’exercice de la profession ainsi qu’une reconnaissance salariale.

«Les besoins criants des enseignants qui existaient avant la pandémie ne disparaîtront pas quand ils retourneront en classe, bien au contraire. De nombreux élèves, dont plusieurs en difficulté, devront faire de la mise à niveau dans une nouvelle réalité d’organisation scolaire et le travail dans la classe ne sera pas plus facile. La pénurie que nous vivons est d’ailleurs la conséquence des conditions de travail particulièrement difficiles dans les écoles», indique la présidente du SEVF, Claudia Cousin.

«La proposition patronale qui nous a été présentée constitue une volte-face spectaculaire du gouvernement face à ses engagements électoraux», estime-t-elle. «On est loin de la priorité accordée à l’éducation qui nous avait été promise.»

L’offre faite récemment aux enseignantes et enseignants par le Conseil du trésor ne propose rien pour les élèves en difficulté», estime la présidente.

«Elle recule sur l’engagement pourtant répété de la CAQ d’abolir les six premiers échelons de l’échelle salariale pour attirer de la relève dans la profession. Elle vise un alourdissement de la tâche en augmentant de manière importante le nombre d’heures travaillées», ajoute Mme Cousin.

«La seule mesure mise au jeu pour retenir les enseignantes et enseignants plus expérimentés est une augmentation salariale d’un maximum de 2,5 % aux quelque 800 profs qui pourraient acquérir le statut ‘‘d’enseignants émérites’’, contrairement aux augmentations de 5 % faussement véhiculées par le Conseil du trésor, ajoute-t-elle.