Le syndicat affilié à la Centrale des syndicats nationaux (CSN) a annoncé à 14 h pile vendredi que les quelque 5500 travailleurs étaient en grève à compter de cette heure, jusqu’à la fin de la journée.

Les employés de la SAQ ont déclenché une grève-surprise

MONTRÉAL — Les employés de la Société des alcools du Québec (SAQ) ont déclenché une grève-surprise, vendredi après-midi, et le syndicat ne ferme pas la porte à débrayer prochainement, s’il juge que la partie patronale n’agit pas correctement avec les travailleurs en moyens de pression.

«Ce n’était pas prévu aujourd’hui (vendredi), donc ça dépend toujours de la façon dont la SAQ va se comporter aussi. S’ils jouent aux cowboys, eh bien, ça se peut qu’on soit obligés de réagir», a confié en entrevue Katia Lelièvre, la présidente Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ).

Le syndicat affilié à la Centrale des syndicats nationaux (CSN) a annoncé à 14 h pile que les quelque 5500 travailleurs étaient en grève à compter de cette heure, jusqu’à la fin de la journée

À Trois-Rivières, vendredi, une trentaine d’employés en grève ont manifesté pendant plusieurs heures devant la succursale SAQ Sélection du boulevard des Forges. Les grévistes sont restés dans le stationnement de 16 h à 21 h, mais n’ont pas bloqué l’accès au commerce, selon la police de Trois-Rivières.

Selon le syndicat, cette grève n’était pas prévue vendredi matin, mais l’employeur aurait menacé certains travailleurs de les renvoyer chez eux en raison des moyens de pression, et il aurait mis sa menace à exécution pour certains, a indiqué Mme Lelièvre.

«On n’a pas eu le choix de déclencher la grève», a-t-elle tranché.

Ce n’est pas la première fois que le syndicat fait un tel coup d’éclat. Le 9 septembre dernier, il avait également annoncé une grève le matin même.

Le syndicat a encore en banque 18 jours de grève, qui seront «utilisés au moment opportun», selon le SEMB.

Mme Lelièvre a affirmé que le syndicat souhaitait arriver à un règlement de la convention collective, qui est échue depuis le 31 mars 2017.

Le syndicat réclame notamment de meilleures conditions quant à la conciliation famille-travail-vie personnelle, ainsi que des augmentations salariales.

Des négociations avec des conciliatrices doivent avoir lieu la semaine prochaine, a rappelé le syndicat.

Avec Matthieu Max-Gessler